Bonjour,

Depuis ce matin, j'ai une phrase issue d'une nouvelle qui me tourne dans la tête et ça m'eneeeeeeerve ! Je suis sure que c'est dans un recueil de très bonnes nouvelles, par un auteur catalogué "classique" mais impossible de remettre la main dessus :evil:

Cela se passe au début du 20ème siècle, dans un parc en Allemagne. La mère d'un des enfants - on va l'appeler Mme Mustermann pour les besoins du truc - regarde les petits jouer à la guerre avec des faux fusils. Parmi eux, elle ne peut s'empêcher d'en observer un qu'elle connait bien, qu'elle voit régulièrement. Il est petit, chétif, et peu gracieux. Elle le voit se faire régulièrement bousculer par les autres. C'est bien simple : on sent que les autres enfants ne l'aiment pas et elle même, bien que honteuse de cela aussi, elle le trouve laid et se sent gênée par sa présence. Il y a une bagarre ou une bousculade et la mère de cet enfant se précipite sur lui en criant "Adolf, Adolf ! viens ici, ne traîne pas avec ces voyous". Mme Mustermann va discuter un peu avec elle pendant qu'elle remet son fils en état. Je ne sais plus ce qu'elle dit mais il y aune brève seconde où l'enfant s'illumine et devient beau, puis ce sentiment de haine, de colère contre lui revient. La nouvelle se finit par quelque chose comme "Ah ces enfants, des petits bagarreurs, mais il faut bien que jeunesse se passe. Allez, bonne journée, Madame Hitler".

Si vous avez une idée ;)
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.

"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
Toad a écrit :Bonjour,

Depuis ce matin, j'ai une phrase issue d'une nouvelle qui me tourne dans la tête et ça m'eneeeeeeerve ! Je suis sure que c'est dans un recueil de très bonnes nouvelles, par un auteur catalogué "classique" mais impossible de remettre la main dessus :evil:

Cela se passe au début du 20ème siècle, dans un parc en Autriche. La mère d'un des enfants - on va l'appeler Mme Mustermann pour les besoins du truc - regarde les petits jouer à la guerre avec des faux fusils. Parmi eux, elle ne peut s'empêcher d'en observer un qu'elle connait bien, qu'elle voit régulièrement. Il est petit, chétif, et peu gracieux. Elle le voit se faire régulièrement bousculer par les autres. C'est bien simple : on sent que les autres enfants ne l'aiment pas et elle même, bien que honteuse de cela aussi, elle le trouve laid et se sent gênée par sa présence. Il y a une bagarre ou une bousculade et la mère de cet enfant se précipite sur lui en criant "Adolf, Adolf ! viens ici, ne traîne pas avec ces voyous". Mme Mustermann va discuter un peu avec elle pendant qu'elle remet son fils en état. Je ne sais plus ce qu'elle dit mais il y aune brève seconde où l'enfant s'illumine et devient beau, puis ce sentiment de haine, de colère contre lui revient. La nouvelle se finit par quelque chose comme "Ah ces enfants, des petits bagarreurs, mais il faut bien que jeunesse se passe. Allez, bonne journée, Madame Hitler".

Si vous avez une idée ;)


ce sera plus conforme à l'histoire :p
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.

"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
Ah purée, je l'ai lu en plus !!! Ah, *illuminations* c'est L'enfance d'un chef de Sartre (il me semble).

Ce livre est génial !
Ose devenir qui tu es. ( ...) Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. sache te dire sans cesse: « Il ne tient qu'à moi »
André Gide
ça me parle aussi faut que je retrouve ça
mais ce n'est pas l'enfance d'un chef par contre, je vais chercher chez les contemporains de Sartre de ma bibliothèque *tout pour échapper au ménage*
rien
C'est de Dino Buzatti, dans le recueil de Nouvelles "Le K" ;)

Enfin ça y ressemble!

Je ne me rappelle plus le nom exact de la nouvelle par contre...
Solo los peces muertos siguen la corriente
Je viens de chercher sur le net, et il semblerait que le titre exact de la nouvelle est "pauvre petit garçon".

En passant, j'adore ce bouquin, surtout les passages aux enfers, avec la fête où les gens jettent leur vieux... Horrible! :D
Solo los peces muertos siguen la corriente
ça y est !
C'est dans "le K" raaaah en plus celui-là je l'ai eu à l'école (et je l'ai gardé j'avais beaucoup aimé)
donc "Le K" est un recueil de plusieurs nouvelles et celle que tu cherches est "pauvre petit garçon" ;)
l'auteur c'est Buzzati
hop http://www.amazon.fr/K-Dino-Buzzati/dp/2266122355/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1293104156&sr=8-1
cette édition fait moins peur que la mienne avec un vilain requin dessus :lol:
rien
ah ben je devais taper en même temps que Zoetincelle =p
désolée du flood inutile du coup ;)
rien
On a la même édition je crois bien, bleue avec un gros requin illustrant la première nouvelle ("Stefano", je crois). Moi aussi la couv' me faisait flipper :lol:
Solo los peces muertos siguen la corriente
Zoetincelle a écrit :On a la même édition je crois bien, bleue avec un gros requin illustrant la première nouvelle ("Stefano", je crois). Moi aussi la couv' me faisait flipper :lol:


oui c'est bien ça =p
elle fait kitsch à côté de celle d'amazon là :lol:
et elle me fait toujours peur !
rien
Ah oui pardon, vous avez raison c'est bien le "K" de Buzatti.
Ose devenir qui tu es. ( ...) Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. sache te dire sans cesse: « Il ne tient qu'à moi »
André Gide
Le petit garçon qu'on appelle Laitue à cause de son teint pâlot ! :lol:

J'avais adoré cette nouvelle "le petit garçon" de Buzatti, ce petit garçon pas gâté par la nature, qui n'est beau qu'aux yeux de sa maman, et encore, qui l'appelle "Dolfi" dont les autres se moquent et qui pourtant a un fond gentil mais que personne n'aime et qui est le souffre-douleur des autres enfants. Quand on lui détruit un jouet qui lui appartient, en le molestant, il décide que la gentillesse ne sert jamais à rien ("A ce moment, Laitue décida qu'il ne serait plus jamais gentil"). Et juste à la fin, ce "au revoir Madame Hitler" qui fait que tout devient clair. ;)

Quel bon souvenir, ça me donne envie de la relire. :D
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
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