eolo a écrit :pour une péri en principe le produit qu'on injecte est suffisamment léger pour ne pas agir directement sur le bébé, il est donc capable de téter à la naissance (heureusement!); par contre certains sont peut-être un peu plus sensibles ou ont besoin d'un temps d'adaptation un peu plus long pour la vie à l'air libre ou tout simplement n'ont pas envie de téter immédiatement mais juste un peu plus tard...pas d'affolement, tant que tout va bien, il faut prendre son temps et celui du bébé!
Un article intéressant sur le rapport allaitement/péridurale :
http://vivian.noel.free.fr/allait/peridural.htmAussi ça :
http://www.alterenfance.fr/ a écrit :Péridurale et allaitement ne font pas toujours bon ménage
Par superdidounet le mardi, décembre 12 2006, 21:40 - Allaitement
Une étude australienne publiée hier a démontré que les mères qui accouchent sous péridurale ont plus de risques d'avoir des difficultés d'allaitement dans les tous premiers jours suivant la naissance. Selon les chercheurs, elles sont aussi deux fois plus nombreuses que les autres à arrêter de donner le sein dans les six premiers mois.
L'étude a également révélé qu'en dehors de facteurs spécifiques, 72% des mères qui avaient accouché naturellement allaitaient toujours six mois après la naissance, contre seulement 53% pour les autres. Les chercheurs ont expliqué que les substances contenues dans l'anesthésie pouvaient provoquer une réaction de somnolence chez le bébé, lui occasionnant des difficultés à téter au cours des tout premiers jours suivant sa naissance.
L'annonce des résultats de cette étude sur France Inter m'a interpellée : enfin, sur un média grand public, un des "effets secondaires" négatifs de la péridurale est évoquée. Ce n'est pas si souvent que cela arrive. Evidemment, il n'est pas question de remettre en question la péridurale en elle-même, mais il s'agit de mieux informer les femmes sur ses effets secondaires néfastes (ralentissement des contractions, augmentation des cas d'épisiotomies, de forceps et de césariennes, bébé somnolent avec des difficultés pour têter) afin qu'elle puisse choisir en toute connaissance de cause d'en bénéficier ou pas.
Dans le cas de l'allaitement après une péridurale, mieux informer les femmes et le personnel soignant permettrait également à chacun d'être conscient que les problèmes de succion et de somnolence du bébé né sous péridurale ne sont que temporaires, qu'ils ont une cause précise (qui n'est pas un hypothétique manque de lait ou de motivation pour têter), et que les mères de ces bébés ont besoin d'encore plus de soutien que les autres afin de mener à bien leur allaitement.
Et un petit mot de LLL :
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/aa/14-accouchement.htm a écrit :Les conséquences sur le bébé ne sont pas moins importantes.
D'abord, la façon dont la mère a vécu la naissance retentit sur les premières relations qu'elle va nouer avec l'enfant, augmente ou diminue la confiance qu'elle a en ses capacités à être mère. Une étude en cours à la maternité des Lilas a par exemple trouvé que 80% des mères connaissant des problèmes précoces d'allaitement, avaient eu une péridurale. A l'inverse, une étude sur 468 accouchements à domicile a trouvé un taux d'allaitement maternel de 99% (7).
Ensuite, à plus long terme, on peut penser qu'un enfant qui s'est senti "expulsé" avant terme (cas d'un déclenchement de convenance) et précipité dehors par des contractions très violentes (cas d'une accélération du travail par perfusion d'ocytocine) n'abordera pas la vie de la même façon qu'un bébé qui aura lui-même déclenché l'accouchement, comme on sait maintenant que cela se passe.
Des études récentes ont même trouvé des corrélations statistiques entre les toxicomanies à l'adolescence et l'administration de drogues à la mère pendant l'accouchement (8 ).
Mais ça n'empêche pas d'allaiter, la preuve je résiste encore et toujours, 10 mois plus tard. Mais punaise, j'en ai bavé.
Le problème de la péri, comme c'est très bien dit dans le feuillet LLL, c'est que ça induit finalement un accouchement très standard. Et pas ou peu de possibilité de liberté de mouvement

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J'ai mal vécu le fait de me retrouver sanglée au monito + perf de Ringer + perf d'ocyto + tensiomètre + péri...
A ce moment-là je me suis sentie très mal, dépossédée de mon accouchement.
Si c'était à refaire je changerais d'option... Mais à cause de la perte des eaux je n'ai pas tellement eu le choix

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A quand toutes les mater "amies des bébés" ?
Plus trop là, pour le moment...