Les jours où j'en ai spécialement marre de «cette société guerrière pilotée par des machos pourris», je me passe en boucle le reportage «Les Moso, la tribu des amours libres».
Dans cette tribu tibétaine de 30 000 âmes, la transmission du nom comme des biens est exclusivement féminine et la notion de père inexistante: celui-ci ne vit pas avec ses enfants, mais dans sa famille de naissance, sous la houlette de sa mère, puis de sa sœur aînée.
Les femmes triment dur à l'extérieur pour entretenir la maisonnée tandis que les hommes prennent soin des enfants de leurs sœurs ou se reposent pour être d'attaque la nuit! Car si les femmes n'ont ni mari ni père, elles ont des amants. Elles reçoivent ainsi de nombreuses «visites furtives». Leur amant préféré dispose même d'un droit de visite diurne et de la possibilité de rester plusieurs jours, avant de se retirer à nouveau dans sa famille.
Une jeune Moso de 23 ans estime à cent deux le nombre d'amants qu'elle a déjà fréquentés et déplore le fait que sa sœur n'en ait hébergé jusqu'ici qu'une cinquantaine… Cette société sans conflit (où l'on souhaite avant tout avoir des filles!) exclut si radicalement la possession que la jalousie n'a pas de raison d'être.
Pour les Moso, deux amants qui se jurent fidélité constituent une hérésie, tout comme le mariage, car chez eux, «tout est basé sur les sentiments et non sur les biens matériels».
Isolée dans les premiers contreforts de l'Himalaya, cette tribu maintient cet équilibre depuis deux mille ans. Elle a même résisté à la politique des mariages forcés menée par la révolution culturelle (qui a conduit à des centaines de suicides dans la ville voisine). Mais aujourd'hui, le tourisme et la TV débarquent, flanqués de l'école qui prône les vertus du mariage aux petits Moso.
Ne devrions-nous pas organiser très vite des «stages obligatoires» de six mois sur place… à l'intention des machos les plus endurcis de nos latitudes!
Dans cette tribu tibétaine de 30 000 âmes, la transmission du nom comme des biens est exclusivement féminine et la notion de père inexistante: celui-ci ne vit pas avec ses enfants, mais dans sa famille de naissance, sous la houlette de sa mère, puis de sa sœur aînée.
Les femmes triment dur à l'extérieur pour entretenir la maisonnée tandis que les hommes prennent soin des enfants de leurs sœurs ou se reposent pour être d'attaque la nuit! Car si les femmes n'ont ni mari ni père, elles ont des amants. Elles reçoivent ainsi de nombreuses «visites furtives». Leur amant préféré dispose même d'un droit de visite diurne et de la possibilité de rester plusieurs jours, avant de se retirer à nouveau dans sa famille.
Une jeune Moso de 23 ans estime à cent deux le nombre d'amants qu'elle a déjà fréquentés et déplore le fait que sa sœur n'en ait hébergé jusqu'ici qu'une cinquantaine… Cette société sans conflit (où l'on souhaite avant tout avoir des filles!) exclut si radicalement la possession que la jalousie n'a pas de raison d'être.
Pour les Moso, deux amants qui se jurent fidélité constituent une hérésie, tout comme le mariage, car chez eux, «tout est basé sur les sentiments et non sur les biens matériels».
Isolée dans les premiers contreforts de l'Himalaya, cette tribu maintient cet équilibre depuis deux mille ans. Elle a même résisté à la politique des mariages forcés menée par la révolution culturelle (qui a conduit à des centaines de suicides dans la ville voisine). Mais aujourd'hui, le tourisme et la TV débarquent, flanqués de l'école qui prône les vertus du mariage aux petits Moso.
Ne devrions-nous pas organiser très vite des «stages obligatoires» de six mois sur place… à l'intention des machos les plus endurcis de nos latitudes!
