...parce que c'est pas poli sinon.
Bonjour,
Je n'ai pas découvert ce site aujourd'hui, mais en tentant il y a quelques mois d'obtenir des réponses à mes questions sur la diète hyper-protéinée que m'avait proposé un généraliste à l'époque :splat: .
Je tiens à vous remercier d'ailleurs, même si je ne suis pas assez conne d'habitude pour me laisser avoir par ce genre de pièges à con, j'étais dans une période très très trouble à ce moment là , où l'on m'aurait proposé n'importe quoi je l'aurais accepté, même au prix des pires souffrances. Que je croyais ! c'était avant de réaliser que obtenir des regards plus "indulgents" en échange de tortures de malade, ce n'est pas un marché équitable.
J'ai 29 ans, des problèmes de poids depuis la puberté mais rien de sérieux au départ (à mon avis): juste trop de rondeurs de "femme" pour une si petite fille. Je reste sûre qu'avec le temps ça se serait équilibré tout seul. Si seulement on m'avait laissé tranquille. Bref.
Mais le cauchemar commence alors: brimades d'enfants (ils sont cruels on sait) mais aussi d'adultes, dont de professeurs :2gunfire: qui n'auraient jamais du avoir leur place dans l'éducation nationale
.
Une estime de soi en dents de scie, mais jamais de bien-être total. Je n'ai jamais "pensé" sans mes kilos.
Mes années Fac: Droit+job pourrave+maladie traitée 7 mois aux cortisones+ dépressions sévères traitées elles aussi au prix d'un bonus de poids...la cata ! Et je vous passe les détails. Les plus belles années de ma vie quoi
Résultats: je crois que les dégâts sur mon corps sont encore moins visibles que ceux qui sont dans ma tête.
Si je suis là aujourd'hui, c'est parce que je n'ai plus l'intention de trainer mon amour propre dans la fange, et ne récuperer qu'une loque usagée.
J'ai beaucoup de mal à aborder ce sujet là avec les autres, même mes amis, parce que même si ça peut paraître contradictoire (ça ne l'est pourtant pas) je suis hyper orgueilleuse et je ne supporte ni les regards fuyants de ceux qui ne savent pas comment aborder cela, ni les silences gênés et les mots qui se veulent pleins d'humanité. La bonne volonté de certains est parfois pire que la méchanceté gratuite des autres. Après avoir été considérée par un cas clinique préoccupant par le corps médical (qui n'a jamais su qu'aggraver mes angoisses et mon mal être) un sujet de moquerie pour des inconnus, et un gros problème pour ma famille, je ne tiens pas à avoir la pitié de mes amis, alors je me tais. Ce n'est pas non plus la meilleure solution, car finalement je n'ai confiance qu'en de rares personnes. Avec les autres, je fais semblant quand je peux.
Le pire, c'est que je ne me trouve pas toujours hideuse, que je suis fière de mes atouts dont tout le monde essaie de me faire prendre conscience ("c'est tellement dommage, tu as pourtant un si beau visage"
) et que je ne me sens pas mal, tant que je ne suis pas confrontée à certains regards ou demi-mots, mais dur de se reconstruire quand tout le monde veut vous convaincre que je n'ai pas le droit de me sentir bien, parce que "c'est inquiétant", ou encore que "l'important c'est d'être bien sa peau" dixit les amies minces et sublimes qui vous chient une pendule (excusez ma grossièreté
) parce que chez Zara elles sont "grosses" dans du 36 et qui ne vous disent jamais ça droit dans les yeux, sous entendu "mais bien sûr moi à ta place, je me tirerais une balle dans la tête"
J'espère trouver ici l'endroit où enfin, je pourrais être vraie, tout le temps, sans peur d'être (mal) jugée.
Merci d'avoir pris le temps de me lire. :kiss:
Bonjour,
Je n'ai pas découvert ce site aujourd'hui, mais en tentant il y a quelques mois d'obtenir des réponses à mes questions sur la diète hyper-protéinée que m'avait proposé un généraliste à l'époque :splat: .
Je tiens à vous remercier d'ailleurs, même si je ne suis pas assez conne d'habitude pour me laisser avoir par ce genre de pièges à con, j'étais dans une période très très trouble à ce moment là , où l'on m'aurait proposé n'importe quoi je l'aurais accepté, même au prix des pires souffrances. Que je croyais ! c'était avant de réaliser que obtenir des regards plus "indulgents" en échange de tortures de malade, ce n'est pas un marché équitable.
J'ai 29 ans, des problèmes de poids depuis la puberté mais rien de sérieux au départ (à mon avis): juste trop de rondeurs de "femme" pour une si petite fille. Je reste sûre qu'avec le temps ça se serait équilibré tout seul. Si seulement on m'avait laissé tranquille. Bref.
Mais le cauchemar commence alors: brimades d'enfants (ils sont cruels on sait) mais aussi d'adultes, dont de professeurs :2gunfire: qui n'auraient jamais du avoir leur place dans l'éducation nationale
Une estime de soi en dents de scie, mais jamais de bien-être total. Je n'ai jamais "pensé" sans mes kilos.
Mes années Fac: Droit+job pourrave+maladie traitée 7 mois aux cortisones+ dépressions sévères traitées elles aussi au prix d'un bonus de poids...la cata ! Et je vous passe les détails. Les plus belles années de ma vie quoi
Résultats: je crois que les dégâts sur mon corps sont encore moins visibles que ceux qui sont dans ma tête.
Si je suis là aujourd'hui, c'est parce que je n'ai plus l'intention de trainer mon amour propre dans la fange, et ne récuperer qu'une loque usagée.
J'ai beaucoup de mal à aborder ce sujet là avec les autres, même mes amis, parce que même si ça peut paraître contradictoire (ça ne l'est pourtant pas) je suis hyper orgueilleuse et je ne supporte ni les regards fuyants de ceux qui ne savent pas comment aborder cela, ni les silences gênés et les mots qui se veulent pleins d'humanité. La bonne volonté de certains est parfois pire que la méchanceté gratuite des autres. Après avoir été considérée par un cas clinique préoccupant par le corps médical (qui n'a jamais su qu'aggraver mes angoisses et mon mal être) un sujet de moquerie pour des inconnus, et un gros problème pour ma famille, je ne tiens pas à avoir la pitié de mes amis, alors je me tais. Ce n'est pas non plus la meilleure solution, car finalement je n'ai confiance qu'en de rares personnes. Avec les autres, je fais semblant quand je peux.
Le pire, c'est que je ne me trouve pas toujours hideuse, que je suis fière de mes atouts dont tout le monde essaie de me faire prendre conscience ("c'est tellement dommage, tu as pourtant un si beau visage"
J'espère trouver ici l'endroit où enfin, je pourrais être vraie, tout le temps, sans peur d'être (mal) jugée.
Merci d'avoir pris le temps de me lire. :kiss:
