Il n'y a pas si longtemps j'aurais répondu que la fidélité sentimentale et sexuelle était le ciment du couple et que sans fidélité, le couple mourait...
La vie m'a appris à nuancer mon point de vue et elle ne l'a pas fait très gentiment. Ca a plutôt été "baffes dans la g****" qu'explications sympas...
Mais peu importe, comme on dit, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.
A présent je sais à quoi il faut être fidèle en premier lieu : c'est à soi-même. Même quand on vit à deux. Surtout quand on vit à deux. Accepter de renoncer à soi pour l'autre, c'est se détruire. J'ai commencé à le faire et j'espère avoir arrêté à temps.
Il faut avant tout savoir en quoi on croit et où on a envie d'aller avec l'autre. Et il est possible d'aller très loin, même si tout n'est pas parfait, même si la routine s'installe. Parce que tout dépend de la routine. La vraie routine, je m'en contenterais bien je crois. Mais la routine anormale, celle qui m'oblige à n'être qu'une amie, une mère (et pas avec un enfant), une infirmière, une confidente, celle qui fait que la femme que je suis disparait derrière tout ça, et que je la laisse disparaitre, celle-là est destructrice. C'est celle là qui risque de faire qu'un matin je me réveille en me disant que c'est trop tard, que j'ai renoncé à moi même, que j'ai loupé des choses et peut-être ma vie.
Et pourtant ça ne veut pas dire que je veux renoncer à l'intégralité de cette vie, parce que trop de choses m'y attachent, parce que même si tout est loin d'être parfait, les sentiments sont forts, vrais et que j'en ai besoin.
Mais si je veux continuer à apporter qqchose, je sais que je dois être égoïste aussi, que je dois penser à moi, que je dois parfois savoir vivre pour moi, puiser la force dont j'ai besoin, pouvoir moi aussi m'appuyer sur une épaule, voir autre chose dans les yeux d'un homme, vivre tout simplement.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes