mamykro a écrit :poupoule a écrit : Badinter prône le choix, mais justement le corps médical (et la société) ne font pas tellement ça en ce moment...
J'ai lu le bouquin de Badinter, et je ne trouve pas qu'elle prône le choix. Dans son discours, au contraire, il y a toujours des sous-entendu comme quoi, en tant que femme, on doit faire une carrière, sinon, c'est pas bien: elle ne semble pas spécialement porter les femmes au foyer dans son coeur.
Badinter est qqn que j'admire énormèment pour sa clarté et son argumentation. C'est un vrai penseur, qui décortique le concept en dehors de tout jugement moral justement. J'ai toujours considéré que je devais la lire au premier degré, c'est souvent assez complexe comme ça d'ailleurs, sans jamais voir chez elle de "sous-entendus". Les mots, juste les mots. Et là on se rend compte qu'elle n'est pas du tout anti mère au foyer (et je rappelle qu'elle a mené de front sa carrière d'intellectuelle en ayant plusieurs enfants très fiers de leur mère visiblement) mais anti femme esclave. Elle ne prétend pas que la femme risque davantage de perdre sa liberté dans la vie au foyer qua dans la vie professionnelle (ce serait bien con et ce serait mal connaître le monde du travail)... mais elle condamne une société qui fait du bourrage de crâne en expliquant que la vie à la maison, l'allaitement ou les pots faits maison (avec des légumes bio bien sûr) sont libératoires, car enfin on répondrait à notre "vraie nature", voire à notre "instinct". Et les plus actifs propagateurs de ces thèses sont bien sûr... les femmes elles-mêmes.
