La relation avec ma mère... Hum.
Pour simplifier on dira : pas bonne.
Ma mère est bipolaire, diagnostiquée depuis ses 17 ans (enfin avant on disait "maniaco-dépressive"). Elle m'a d'ailleurs foutue à la porte de chez moi lorsque j'avais 17 ans. J'ai eu une enfance "compliquée" dirons-nous, et le côté "amour maternel", "se faire consoler par sa maman" etc... je ne connais pas.
Actuellement et depuis quelques années, ça se passe bien avec elle. Ca ne rattrapera jamais mes années d'enfance, mais c'est toujours ça de gagné.
Peut-être effectivement que ça joue dans ma peur de mal faire, et ma peur de ne pas être aimée de mon fils... Car si je pense qu'il est vrai qu'on est quelque-part "condamné" à aimer ses parents, j'ai malgré tout passé mon enfance et mon adolescence à la haïr autant que je l'aimais. Je pensais qu'en ayant un petit garçon, ça serait moins compliqué pour moi qu'avec une petite fille (peur de reproduire certains schémas, ne sachant pas ce qu'est une relation mère-fille "normale"), mais a priori c'est tout de même sensible pour moi.
Surtout que quand j'essaie d'analyser posément la situation, je me dis que je ne m'en sors pas si mal.
Mais je crois que je culpabilise de ne pas être aussi épanouie que ce que je m'étais imaginé. J'avais toujours crû qu'avoir un enfant serait une véritable révélation pour moi, que je pouvais tout foirer dans ma vie à côté, peu importe, car le jour où j'aurais un enfant il n'y aurait plus que ça, et ça serait l'épanouissement de ma vie.
Mais en fait... ben non!
J'aime follement mon fils, mais je ne vis pas un conte de fées à m'en occuper, mes autres attentes dans la vie n'ont pas disparu d'un coup, les frustrations sont là , les déceptions aussi. Je crois que j'avais trop idéalisé tout ça, et la réalité est belle, certes, mais beaucoup plus complexe que prévu...
Pour simplifier on dira : pas bonne.
Ma mère est bipolaire, diagnostiquée depuis ses 17 ans (enfin avant on disait "maniaco-dépressive"). Elle m'a d'ailleurs foutue à la porte de chez moi lorsque j'avais 17 ans. J'ai eu une enfance "compliquée" dirons-nous, et le côté "amour maternel", "se faire consoler par sa maman" etc... je ne connais pas.
Actuellement et depuis quelques années, ça se passe bien avec elle. Ca ne rattrapera jamais mes années d'enfance, mais c'est toujours ça de gagné.
Peut-être effectivement que ça joue dans ma peur de mal faire, et ma peur de ne pas être aimée de mon fils... Car si je pense qu'il est vrai qu'on est quelque-part "condamné" à aimer ses parents, j'ai malgré tout passé mon enfance et mon adolescence à la haïr autant que je l'aimais. Je pensais qu'en ayant un petit garçon, ça serait moins compliqué pour moi qu'avec une petite fille (peur de reproduire certains schémas, ne sachant pas ce qu'est une relation mère-fille "normale"), mais a priori c'est tout de même sensible pour moi.
Surtout que quand j'essaie d'analyser posément la situation, je me dis que je ne m'en sors pas si mal.
Mais je crois que je culpabilise de ne pas être aussi épanouie que ce que je m'étais imaginé. J'avais toujours crû qu'avoir un enfant serait une véritable révélation pour moi, que je pouvais tout foirer dans ma vie à côté, peu importe, car le jour où j'aurais un enfant il n'y aurait plus que ça, et ça serait l'épanouissement de ma vie.
Mais en fait... ben non!
J'aime follement mon fils, mais je ne vis pas un conte de fées à m'en occuper, mes autres attentes dans la vie n'ont pas disparu d'un coup, les frustrations sont là , les déceptions aussi. Je crois que j'avais trop idéalisé tout ça, et la réalité est belle, certes, mais beaucoup plus complexe que prévu...
Solo los peces muertos siguen la corriente
