MetalWarrior a écrit :J'aimais bien les ouvreuses... c'était le bon temps (ouais, le vieux qui parle d'un temps révolu où les oiseaux chantaient du Bach en sol mineur)...
Tiens, je me suis toujours posé la question: c'était comment en 1954?
je suis étonné que personne n'ait évoqué le prix d'une place de cinéma.
je m'explicationne sous les délais les plus brefs que voici atteints, attention ça suit dans la ligne suivante:
la dernière fois que je suis allé à Paris, la place de cinéma était à 10 euros (bon en même temps c'était sur les Champs Elysés, talalalala, aux champs elysés talalalala). On sors à deux avec sa douce (ou son doux, quoique non, la barbe ça pique), paf: 20 euros (soit le prix du DVD qui sors 6 mois plus tard, ou pour les plus toxicos d'entre nous le prix de 4 paquets de sucettes à cancer).
Du coup généralement quand on va au ciné, c'est que c'est un film qu'on a repéré longtemps avant.
Or, avec des prix plus bas, peut être les gens seraient ils plus enclins à tenter d'autres films au feeling?
Je pense que petit à petit, les spectateurs se hasardent moins à aller voir des films qu'ils ne connaissent pas de peur de perdre 10 € et d'en être déçus.
Et je les comprend! Imaginez le fin esthéte admirateur de "le retour de la suceuse de la mort qui tue" (magnifique film amateur hélas si peu connu) et qui tombe sur le dernier David Lynch. Ah bordel d'anus de Pikachu! Avouez que ça fout les boules hein? Et bah du coup voilà on ne l'y reprendra plus.
Plus sérieusement, je dis peut être une connerie, mais j'ai quand même l'impression que le cinéma est de moins en moins ouvert à nos amis miséreux smicards en fin de droits, chômeurs, ou ancien PDG de Vivendi.
"Tiens, je vais faire caca" - Platon.
Et Sartres.
Et Voltaire, Camus, Raffarin, Clara Morgane, Bergson, Debord... pfiou, ça en fait des grands penseurs!