Je sais pas si tu as la chance d'avoir des copies des films que je vais citer, mais si oui, jete toi dessus...
HaraKiri (Seppuku), oeuvre meconnue de feu Masaki Kobayashi (cé mon héro) transcendant les valeurs nippones de la grande époque des Tokugawa, (samurai stylz) toujours plus ou moins présente en cette société d'après-guerre. Un homme montre l'excès d'un système en mettant les hiérarchisé devant l'absurdité de leur propre règle, le final plein de détresse acheve le spectateur qui s'était trouvé devant ce film par hasard, Tatsuya Nakadai, le non-idéaliste massacre l'écran. Sans oublier les quelques scènes de sabre, parfaitement maitrisées - entre long silence westernien et angle de vue décalé. Parfait ce film.
La condition de l'homme (Human Condition), longue oeuvre de 9h par le même réalisateur et avec le même personnage vedette, cherche encore une fois à mettre l'autorité sur le banc des accusés, l'Armée Japonaise y est montré comme jamais, l'idéalisme du jeune communiste incarné par Tatsuya Nakadai s'évapore sec devant la réalité de la guerre, encore une fois un homme affronte le destin, la réalité avec sa vision, mais échoue. Triste fable cynique (?).
- Samurai Rebellion (édité il y quelques jours chez LeChatOpportuniste en dvd sous le titre "Rébellion"). On retrouve les ingrédients d'un Kobayashi, toujours la même maitrise de l'espace, toujours le même discours plein de rage de la part du maitre, Toshira Mifune, samourai depuis plus de 20ans prend conscience de sa soumission et de son inutilité envers son régime quand son fils vit enfin le parfait amour avec une femme rejetée du chateau, un grand amour qu'il aurait aimé vivre s'il n'avait pas été forcé à se marrier avec une truie raleuse et autoritaire.
- The Big Red One (version Extended de préférence). Le plus génial film de guerre que j'ai vu, loin des scènes d'action au top, le film s'interroge sur le soldat « we don't murder, we kill », balayant le cliché du nazi con et de l'américain chewinguien pour simplement s'interesser à l'homme soldat d'une façon universelle. Avec Bob Carradine (on a pu l'apercevoir entre autre dans Revenge of the nerds), Lee Marvin en vieux militaire blasé et Samuel Fuller aux commandes.
La dernière partie est

.. on retrouve aussi le thème de la redemption avec le vieux Lee Marvin.
- Branded To Kill (La marque du tueur), film sixties japonais dans lequel des tueurs se battent pour devenir le numéro 1 (number one !), Joe Shishido (l'homme aux joues de Hamster) interpretre l'un des tueurs, Seijun Suzuki délire avec ce polar, ridiculisant pleinement le monde des tueurs (à quoi bon être le number one, c'est puéril, nan ?). On y a joute, la folie de sa mise en scène et son désir de faire du divertissement de qualitaxx.
- Clerks, film de 94, Kevin Smith aux commandes, une journée du côté d'employés d'une épicerie du trou du cul du monde. Vraiment très marrant, pas mal de phrase culte
« - 37 ! My girl friend sucked 37 dicks ! 37 ! Ma copine a sucé 37 bites !
- in a row ? D'affilé ? » (c'est moins marrant quand on comprend pas le contexte, si, je vous assure, c'est absolument génial et non vulgaire.. juste un peu quoi)
Des employés blasés qui finiront par comprendre que les blaireaux c'est eux et non les clients... J'allais presque oublié de mentionner les nombreuses folies des clients, du conseiller d'orientation casseur d'oeuf aux vieux pervers ayant des problèmes d'homoroïdes qui connaitra la joie de sa vie un peu trop tard.
- The Blade, de Tsui Hark, le néo wu xia pian (film de sabre chinois) qui enterra le genre, comme d'hab', Hark est totalement nihiliste dans sa mise en scène, transcendant tous les symboles du genre, mettant en scène les combats les plus rapides et jouissif auquel un manchot ait pu participer. Génial !
- Time And Tide, même réalisateur, même idée mais pour le polar Hong Kongais.
Je fatigue un peu, mais voilà encore quelques titres, Dead Man (Jarmusch), Ghost Dog (idem)... Ce dernier est vraiment un régal, il retourne les elements du film de mafioso, et comme d'hab chez Jarmusch on sent l'existence d'une multitude d'individu.
Ferris Bueller's day off, c'est le mec le plus cool du lycée qui vous apprend aussi à devenir cool. Marrant comme teenagemovie.
Si jamais tu ne peux pas les passer, essaye de te les procurer, ça vaut le coup...
Ah ouai, j'oubliais, Full Contact. C'est une tuerie ce film, un polar violent et nerveux comme on en voit que très rarement, Chow Yun-Fat il déchire, même avec un doigt en moins.
Bon c'est tout ce qui me passe par l'esprit pour le moment...