XeniuM a écrit :
Monde Bisounours, monde Oui-Oui non ça n'existe pas.
Mais une société avec des valeurs morales ça a eu existé ne vous en déplaise.
Je n'ai pas trop compris ce que tu voulais dire par ce message, je pense que je n'ai pas tout suivi dans les divers débats qui se sont lancés sur la question... Est-ce que tu voulais dire que les valeurs morales devraient nous dicter de ne pas répondre par la violence à la violence qui a été souvent gratuitement faite quand une personne agresse suivant le physique ? Malheureusement, comme tu le dis, un monde bisounours ça n'existe pas, et c'est l'une des raisons pour lesquelles je me dois souvent de replacer une ou un malotru dans le droit chemin, pour lui faire comprendre, sans tact parfois, que sa décharge d'agressivité gratuite peut des fois lui valoir un bon retour de flamme.
Tu sais, je sais pour ma part faire preuve de civilité, de courtoisie, quand la personne en face respecte ma propre personne. Il m'arrive souvent de me lever pour laisser ma place, mais je ne le fais pas par obligation, et si la personne me demande de "lever mon gros c*l d'empotée", je crois qu'elle reste malheureusement debout pour le reste du voyage.. La courtoisie, le respect, la civilité (pas le civisme

) c'est comme le reste, c'est donnant-donnant. Je n'ai jamais appris à tendre la joue, ronde ou pas.
Nous en arrivons donc à l'ouverture aux autres, et entrons dans la théorie, première personne mais rien de personnel

: je suis ouverte aux autres, je le pense, ou du moins je l'espère. Mais quand l'autre se charge de me renvoyer mon étrangeté, ma différence, et d'essayer de m'éloigner de sa vue par la blessure qu'il tente de créer en moi, il se peut que je me ferme à cet Autre, mais uniquement à celui qui cherche ouvertement et clairement à me blesser. Réaction normale s'il en est. Il se peut aussi, et c'est certain, qu'étant moi-même complètement fermée à ce que je suis, ayant une image complètement distendue, complètement fausse et bloquée sur une chose que moi-même je ne supporte pas et qui cristallise tout mon mal-être, je ferme à l'Autre toute possibilité de contact, et donc toute relation ou possibilité de relation est pervertie, l'Autre devient un tout, même celui qui ne cherche pas à blesser est dangereux, celui qui aime ce que je n'aime pas de moi est un animal étrange, il est aussi incompréhensible (et combien d'entre vous mesdames nous en ont donné des bribes de ce genre, "mon mari m'aime et aime mon corps mais je ne comprends vraiment pas pourquoi" ... ).
Deux cas complètement différents, non ? Personnellement, avant de s'ouvrir aux autres, je dirais plutôt de s'ouvrir à soi-même, avant tout. S'ouvrir aux autres, sans un minimum de défense personnelle, c'est très souvent source de douleur. Si je n'avais pas la force que je retrouve tout le temps en moi et seulement en moi, je ne pourrais pas prendre les remarques de petits abr*tis fiers d'eux devant leurs potes avec philosophie et tranquilité. Sans me sentir ébranlée, comme pas mal qui s'en sont prises de belles il faut bien le dire..
Oui, s'ouvrir aux autres, c'est bien. Ca permet le partage. Mais s'ouvrir à soi d'abord, c'est mieux

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