Je sais bien qu'il ne faut pas accuser la police, ni qui que ce soit d'ailleurs, avant de savoir la vérité.
Mais tant pis, je trouve ça super louche...
Mon zom s'est fait choper en 2001 pour ivresse un soir vers 17h30. Les flics l'ont emmené au poste et l'ont mis en cellule de dégrisement. Ils m'ont demandé de lui apporter à manger (ben voyons... un veau qui tète n'a pas besoin de manger qu'on dit chez moi !

) parce qu'ils allaient le garder toute la nuit.
Ensuite, à la demande de zom, ils ont fait appeler un médecin qui a jugé qu'il pouvait rentrer à la maison à condition que quelqu'un (moi en l'occurrence...) vienne le chercher. Il n'avait "que" 1,40g d'alcool dans le sang.
Ca c'est la procédure.
Alors cet homme avec ses 3,75 g (et post mortem...) devait être dans un état d'ébriété extrêmement avancé.
Je ne juge pas la police, je ne prétends pas qu'il se soit passé plus qu'ils ne le disent, mais ils n'ont pas fait leur boulot et leur version des faits varie trop. Ils n'ont pas appliqué la procédure concernant l'ivresse sur la voie publique et pour cela, ils ont une responsabilité dans ce qui s'est passé.
Extrait Article de Libération
Deux enquêtes se déroulent désormais en parallèle. L'une confiée à la police judiciaire sur «la recherche des causes précises et exactes» de la mort de Taoufik el-Amri. L'autre diligentée par la police des polices (IGPN), sous la houlette du procureur, et axée sur «l'intervention» de l'équipage numéro 3 de la compagnie départementale d'intervention (CDI), qui n'a cessé de mentir «pour camoufler des fautes administratives». Les trois gardiens de la paix de 30, 34 et 43 ans se trouvent en garde à vue «strictement dans ce cadre-là » selon un commissaire : «Ils n'ont pas signalé au poste la prise en charge de cet individu à bord du car de police, comme le veut la procédure, ne l'ont pas contrôlé en bonne et due forme, ne lui ont pas fait subir d'alcootest, l'ont relâché sans connaître son imprégnation alcoolique au lieu de l'amener en cellule de dégrisement.» Cuisinés par les «boeufs carottes» (l'IGPN dans le jargon), les trois suspects expliquent «qu'ils n'ont pas voulu ramener cet individu au commissariat et s'emmerder avec de la paperasse, à vingt minutes de la fin de leur service». Pour escamoter ces «négligences graves», ces policiers qui n'ont pas consigné une ligne sur leur intervention, avaient commencé par la nier lorsque la disparition inquiétante de Taoufik el-Amri avait été signalée par sa femme. Ils ont ensuite triché sur le lieu et la nature du contrôle puis sur l'endroit de sa libération.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/223144.FR.php