plus d'infos sur les raisons pour laquelle on refuse les déja transfusé :
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J'ai été transfusée en 1965, lors d'un accouchement, et j'ai régulièrement donné mon sang depuis. Mais récemment on m'a fait savoir que je ne pourrais plus donner. Je ne comprends pas.
En effet, cette loi date de 98 et dit que toute personne ayant été transfusée même longtemps avant, même si son sang est de bonne qualité et que tous les tests sont bons, ne peut plus donner son sang. C'est une pure mesure de précaution par rapport à des maladies qu'on ne connaîtrait pas. Par ailleurs, on a fait des études qui ont montré qu'un élément bénin transmis par la transfusion peut éventuellement devenir méchant en passant d'une personne à l'autre (phénomène de repiquage). Pour arrêter cette chaîne éventuelle, on demande aux personnes transfusées de ne plus donner leur sang. C'est vrai que cela semble idiot d'avoir donné son sang si souvent et de ne plus pouvoir le faire, mais c'est comme cela, la loi s'applique à tout le monde sans distinction."
un autre point de vue sur le don de sang et l'homosexualité :
"J'ai été très surpris de decouvrir qu'on ne peut pas donner son sang "si on a ou a eu une ou des relations sexuelles avec un partenaire du meme sexe". Je trouve cette mesure particulierement discriminatoire. A partir du moment où l'on a une vie sexuelle saine et que l'on utilise toutes les precautions, il n'y a pas de raison qu'un homosexuel soit plus exposé a un risque de contamination par les MST.
Ne considérez pas l'homosexuel comme étant la seule catégorie "à part". Imaginez un médecin qui doit très rapidement décider de la sécurité d'un don de sang aussi bien pour le donneur que pour le receveur : il a environ " 3 à 5 minutes pour se faire une opinion. En fonction de quoi va -t-il décider , de la bonne ou mauvaise impression que lui donne la personne (avec tous les risques de se planter, ou de régulièrement faire un délit de sale gueule), de la confiance ou non qu'il aura? Peut-on réllement savoir en 5 minutes si on doit faire confiance ou pas ? Il faut beaucoup se méfier de ce genre de réaction. C'est la raison pour laquelle le médecin se fie aux éléments d'épidémiologie qu'il a à sa disposition et non aux histoires individuelles des gens, même si pour certains c'est difficile à accepter. Et vous n'êtes pas le seul dans ce cas. Combien de transfusés qui ont longtemps donné leur sang et se voient aujourd'hui refusés, se sentent blessés? Combien d'anglophiles ayant cumulé un an de séjour dans les îles britanniques entre 80 et 96 s'offusquent et s'inquiètent de ne pas pouvoir donner leur sang. Les hétérosexuels qui ont une femme et une maîtresse (ou un mari et un amant) fixes et stables depuis longtemps sont considérés comme ayant des multipartenaires et sont exclus du don. Que dire également de la personne qui s'est droguée, deux ou trois fois dans sa jeunesse "pour voir", qui ne se drogue plus depuis de nombreuses années, et qui est définitivement exclue ! Etc... Le médecin doit prendre en compte le risque défini par les experts et ne peut se permettre de faire des cas individuels.Bien sûr, cela blesse parfois les gens, mais ne donne-t-on pas son sang pour sauver une vie et non pour se faire plaisir? C'est grâce à cela que le risque de transmettre le sida lors d'une transfusion est aujourd'hui quasiment nul."
extrait de : http://www.dondusang.com/reponses.htm du Dr Giselle Derangere de l'EFS
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J'ai été transfusée en 1965, lors d'un accouchement, et j'ai régulièrement donné mon sang depuis. Mais récemment on m'a fait savoir que je ne pourrais plus donner. Je ne comprends pas.
En effet, cette loi date de 98 et dit que toute personne ayant été transfusée même longtemps avant, même si son sang est de bonne qualité et que tous les tests sont bons, ne peut plus donner son sang. C'est une pure mesure de précaution par rapport à des maladies qu'on ne connaîtrait pas. Par ailleurs, on a fait des études qui ont montré qu'un élément bénin transmis par la transfusion peut éventuellement devenir méchant en passant d'une personne à l'autre (phénomène de repiquage). Pour arrêter cette chaîne éventuelle, on demande aux personnes transfusées de ne plus donner leur sang. C'est vrai que cela semble idiot d'avoir donné son sang si souvent et de ne plus pouvoir le faire, mais c'est comme cela, la loi s'applique à tout le monde sans distinction."
un autre point de vue sur le don de sang et l'homosexualité :
"J'ai été très surpris de decouvrir qu'on ne peut pas donner son sang "si on a ou a eu une ou des relations sexuelles avec un partenaire du meme sexe". Je trouve cette mesure particulierement discriminatoire. A partir du moment où l'on a une vie sexuelle saine et que l'on utilise toutes les precautions, il n'y a pas de raison qu'un homosexuel soit plus exposé a un risque de contamination par les MST.
Ne considérez pas l'homosexuel comme étant la seule catégorie "à part". Imaginez un médecin qui doit très rapidement décider de la sécurité d'un don de sang aussi bien pour le donneur que pour le receveur : il a environ " 3 à 5 minutes pour se faire une opinion. En fonction de quoi va -t-il décider , de la bonne ou mauvaise impression que lui donne la personne (avec tous les risques de se planter, ou de régulièrement faire un délit de sale gueule), de la confiance ou non qu'il aura? Peut-on réllement savoir en 5 minutes si on doit faire confiance ou pas ? Il faut beaucoup se méfier de ce genre de réaction. C'est la raison pour laquelle le médecin se fie aux éléments d'épidémiologie qu'il a à sa disposition et non aux histoires individuelles des gens, même si pour certains c'est difficile à accepter. Et vous n'êtes pas le seul dans ce cas. Combien de transfusés qui ont longtemps donné leur sang et se voient aujourd'hui refusés, se sentent blessés? Combien d'anglophiles ayant cumulé un an de séjour dans les îles britanniques entre 80 et 96 s'offusquent et s'inquiètent de ne pas pouvoir donner leur sang. Les hétérosexuels qui ont une femme et une maîtresse (ou un mari et un amant) fixes et stables depuis longtemps sont considérés comme ayant des multipartenaires et sont exclus du don. Que dire également de la personne qui s'est droguée, deux ou trois fois dans sa jeunesse "pour voir", qui ne se drogue plus depuis de nombreuses années, et qui est définitivement exclue ! Etc... Le médecin doit prendre en compte le risque défini par les experts et ne peut se permettre de faire des cas individuels.Bien sûr, cela blesse parfois les gens, mais ne donne-t-on pas son sang pour sauver une vie et non pour se faire plaisir? C'est grâce à cela que le risque de transmettre le sida lors d'une transfusion est aujourd'hui quasiment nul."
extrait de : http://www.dondusang.com/reponses.htm du Dr Giselle Derangere de l'EFS
