trisss a écrit :Je plussoye Calisto.
Le progrès n'est certainement dans le fait d'imposer l'allaitement maternel. chacune doit pouvoir choisir ce qui est le mieux pour elle et donc pour le bébé car ne nous leurrons pas, un bébé allaité au sein à contre-coeur par sa mère le ressent et ça, c'est certainement pas bon.
Je plussoies également Triss, Calisto et Pwetpwett.
D'ailleurs cette dernière à raison de dire qu'une maman ne doit pas allaiter son bébé sous la pression de son entourage alors qu'elle n'en ressent pas l'envie. Le bébé sentira de toute manière la réticence de sa mère à lui donner le sein. C'est ce qui est arrivé pour ma soeur qui avait subi une pression de la part de certains membres de notre famille, sans compter celle du personnel hospitalier après l'accouchement. Résultat, elle n'était heureuse de donner le sein car ce n'était pas son truc et son fils refusait donc de prendre le sein quand elle le lui proposait. Lorsque ma soeur a décidé au bout de 2 jours de stopper l'allaitement et d'obtenir un médicament pour stopper la montée de lait, une infirmière lui a jeté le médicament sur la table de chevet d'un air mauvais et a quitté la chambre sans un mot. Ma soeur a eu l'impression d'avoir été perçue comme une mauvaise mère alors qu'elle aime son fils et est une mère très attentionnée. Seulement l'allaitement ce n'était pas son truc.
Pour citer mon cas personnel, pendant ma grossesse j'avais déjà fait le choix d'allaiter mon fils. J'en ressentais l'envie. Quand il est né et que la sage-femme l'a déposé contre moi, la première chose que j'ai eu envie de faire c'était de l'allaiter. Il a donc eu sa "tétée de bienvenue" tout de suite après sa naissance. C'était un moment très agréable.
Cependant, au fil du temps à la clinique, j'ai commencé à ressentir une pression exercée par la plupart des membres du personnel de la clinique qui me demandaient à tout instant les heures des tétées, leurs durées, etc... J'avais même pris un carnet pour noter l'heure et la durée de la tétée. Les 2 premières nuits je n'ai quasiment pas dormi. La 3ème nuit mon fils et moi avons dormis environ 5h d'affilées. Le matin, une puéricultrice vient me voir dans ma chambre pour me demander les heures de tétées durant la nuit. Elle m'a ensuite reproché de ne pas avoir donné le sein à mon fils pendant plus de 4h. Je lui ai dit que nous dormions tous les deux et que j'étais épuisée. Tout ce qu'elle a réussi à faire c'est me culpabiliser.
Quand je suis rentrée chez moi, j'étais tellement dégoutée de l'allaitement que j'étais décidée à stopper cela. Mais j'ai persévéré pour mon fils et finalement j'ai réussi à retrouver le plaisir d'allaiter.
Excusez-moi du pavé mais j'ai voulu témoigner de la pression excercée sur les femmes qui font le choix de ne pas allaiter ainsi que sur celles qui allaitent.
Le choix de l'allaitement appartient à la mère et celles qui préfèrent donner le biberon ne doivent pas être considérées comme de moins bonnes mères.
