PrudenceN a écrit :Un effet pervers de la remise en question des méthodes d'éducation .
A mon sens, les bouquins ou discours sur les méthodes d'éducation se basent toujours sur le "faire" : il faut faire comme ci, il faut faire comme ça, se comporter comme çi, se comporter comme ça, etc...Et à part enrichir les pseudos écrivains qui les pondent, je ne vois pas leur utilité !
D'après moi, la relation avec son enfant (ou avec quelqu'un d'autre) c'est avant tout : comment je me sens ? Comment je suis ? Qu'est ce que je ressens ? Pourquoi est ce que je ne peux pas supporter la colère de mon enfant ? Pourquoi est-ce que j'ai l'impression d'être menacée dans mon statut de parent ? ect...
Et pour cela il est nécessaire de bien se connaitre, d'avoir accès à ses propre émotions pour comprendre ceux de son enfant.
Si je ne sais pas ce que je ressens, si je ne sais pas pourquoi je me sens mal à l'aise lorsque mon enfant exprime sa colère, alors forcément je ne sais pas ce que je dois et peux faire.
Skyquest, je ne parlais pas forcément pour toi en fait. Je lis souvent que le parent a perdu son sang froid à cause de l'enfant ! Comme si un enfant pouvait être responsable de la violence des adultes ! C'est absurde !
Maintenant, on peut effectivement se dire que ça peut arriver. Seulement dans ce cas là , il faut être aussi tolérant avec son enfant et l'autoriser à nous gifler si nous sommes injustes, ou gifler la grand-mère qui se montre odieuse (si ! si ! y'en a !)
Or ce n'est pas tolérable (à juste titre)
Donc pour moi, ça ne l'est pas plus de gifler ou fesser un enfant !
Si ça devait m'arriver, je préfèrerai être honnête avec l'enfant, lui dire que ce que je viens de faire est mal et que je m'en excuse.
Avant cela en général, quand je ressens de la violence en moi, j'analyse très vite la source et je n'oublie JAMAIS que j'ai un enfant en face de moi.
Pour cela, en ce qui me concerne, il m'a fallu une thérapie parce que "l'éducation" que j'ai reçu ne me permettait pas d'avoir accès à mes émotions.