madame_proutprout a écrit :Bah oui, je passais ma journée ds le canapé avec la petite pleurant et ne voulant plus téter...
Mais personne n"'tait là pr le voir et surtt le croire !
Et les 3/4 des personnes qui me conseillaient n'avait pas connu cette épreuve.
Seules les mamans qui avaient connu ce phénomène m'ont aidé et comprise.
Voilà exactement pourquoi je ne supporte pas les conseils de certaines pro de l'allaitement.
J'ai allaité mon ainée pendant plusieurs mois : une galère du début à la fin, des prises de tête pas possible, un bébé qu'il fallait peser tous les jours, qui hurlait (de faim je m'en suis rendu compte après) pendant des heures. Je m'étais fait un défi de cet allaitement comme je m'étais fait un défi de réussir mon couple ou mes études. Et puis, ma puce a grandi (elle a trois ans) et j'ai compris qu'arrêter l'allaitement ce n'est pas la fin de quelque chose c'est au contraire le début d'une autre. Aujourd'hui, elle a fait sa première rentrée scolaire, je n'ai pas pleuré. Je suis de nouveau passé à une autre étape, je suis fière de voir ma fille grandir. Petit à petit, elle se détache de moi mais je suis sa maman, la seule l'unique et notre lien est indéfectible. Ma deuxième a cinq mois. Dès le début, l'allaitement a été un bonheur avec elle. Pourquoi, je ne le sais pas, j'étais plus détendue ? Plus expérimentée ? Elle positionnait mieux sa bouche ? Aujourd'hui, elle est toujours allaitée mais en mixte depuis un mois (personne ne m'empêchera de penser que pour allaiter pendant six mois en exclusif comme le prône l'OMS, il ne faut pas avoir besoin ou envie de travailler ou alors il faut le faire avec son bébé dans le dos )et c'est un bonheur. Dès que je le peux, dès que j'en ai l'occasion, j'essaie de faire passer le message : allaiter c'est magique, c'est l'extase, tentez tout pour continuer (les tisanes, la bière, les tétées à rallonge) mais sachez arrêter quand celà devient une souffrance trop importante car cesser d'allaiter ce n'est pas cesser d'aimer. Perso, j'aurais aimé qu'une maman me dise ça quand je galérais comme une malade avec mon ainée, qu'on me déculpabilise un peu en me disant que le lait en poudre c'était pas du poison que je refilais à ma crevette.
