Bonjour à toutes
Je suis nouvelle sur le site et je viens de le parcourir.
Les sujets y sont variés et ce qui me pousse à répondre à celui-ci, c'est que vous parlez toutes de chiffres, de kg perdus, mais je ne vois personne parler d'une prise en charge psychologique. La plupart d'entre nous qui ont un problème de poids, et donc de trouble du comportement alimentaire n'ont fait que se construire durant des années une armure qu'elles croient "inviolable". Les kg que l'on prend ne sont que la compensation : à un manque affectif profond, à un manque de confiance en soi... Ils sont la réponse que l'on veut donner aux autres, une satisfaction immédiate qui passe par le palais parce qu'on n'a pas trouvé la force ou le courage de dire et de crier tout haut aux autres ce que l'on voudrait. Finalement on fait l'éponge et on se fait bouffer... c le cas de le dire... alors pour compenser tout cela, parce qu'on n'arrive pas à gérer ses émotions, parce qu'on n'arrive pas à faire face, parce qu'on ne s'aime pas, ou tout simplement qu'on ne sait pas dire NON... on mange! La question des moyens chirurgicaux pour aider à maigrir ne peut pas être dissociée à la prise en charge psychologique. J'ai longtemps cru que quand j'aurais perdu mes kg tous mes problèmes seraient réglés, je peux vous dire aujourd'hui que non. Il a fallu que je règle mes problèmes avec une thérapie pour que les choses se mettent en place et que le problème de poids n'en soit plus un. Avant de vous lancer dans une opération, soyez sure que vous serez prête à vous accepter, à vous aimer. Soyez sure que vous saurez gérer vos émotions sans avoir à vous précipiter vers le frigo. J'ai perdu 40 kg: 30 toute seule, 10 avec l'anneau et j'ai longtemps souffert du regard des autres et de mon propre dégout de moi. J'ai appris à m'aimer, j'ai appris à voir les autres tels qu'ils sont et à voir que finalement je suis pas kku'un de pas si mal que ça. Il faut soigner les maux par les mots et ensuite on a envie de s'occuper de soi !