Eveange a écrit :... mais avoue que ce n'est pas très valorisant de ne pas être l'unique même si on est la mieux aimée (lire le roman de Madeleine Chapsal du même titre) Se rendre compte que l'on ne suffit pas à combler l'autre, qu'on est pas le centre de son monde c'est choir durement de son piédestal...
Pour vivre dans une société sensuellement libre, il faudrait brûler les images d'Epinal, détruire le moralisme hétéronormé actuel, supprimer toutes les formes de religion(s) : malgré la pseudolibéralisation des moeurs je crains que le monde ne soit pas encore prêt...
Je ne pas du tout ce qu'il y a de dévalorisant. Je ne me sens pas unique personnellement et j''irais même jusqu'à dire qu'on peut aimer plusieurs personnes à la fois. Oh, biens sûr, pas de manière identique. Le coeur s'adapte aux circonstances de la vie. Mes les sentiments sont d'une immense et subtile richesse et ne peuvent être limités à ce que préconise, limite ou tolère notre société. J'ai peut-être tort mais je sais qu'elle n'a pas raison...
Quant à supprimer les religions, cela libèrerait les esprits bien entendu. Déjà parvenir à une laïcisation réelle où l'on cantonnerait le religieux à la sphère privée, à ces moments où certains humains se sentant insignifiants dans l'univers se croient obligés de trouver un sens à un mouvement qui n'en possède pas, une finalité à ce qui, somme toute, se caractérise par son mouvement et son processus...
Il y a eu libéralisation bien sûr, mais restreinte à une fauble partie de l'humanité. De plus, cette libéralisation n'a fait trembler que la partie visible d'un iceberg impressionnant. Cette libéralisation n'était qu'une acceptation mièvre et forcée de faits de sociét criants. Mais point de liberté des moeurs, point de vie sentimentale, affective ou sexuelle socialement sereine...
Alors, face à cela, que je fasse figure de dépravé, d'utopiste, de traître affectif, de briseur de piédestal, ou de profiteur de la faiblesse sociale ou morale, cela ne me perturbe plus. Ces critiques sont de vieilles lunes que les siècles ont déja chariées jusqu'ici. Les siècles suivant continueront ce chariage mais je ne désespère pas de l'avenir puisque dans mon quotidien je m'efforce de vivre selon l'avenir que je souhaiterais.
Naïveté, utopie. L'utopie est le ciment de la réalité...
Amicalement