Avant d'avoir mon fils, j'étais pro allaitement. J'avoue, je regardais d'un mauvais oeil celles qui décrétaient haut et fort refuser l'allaitement. Je les trouvais d'un égoïsme crasse. Comment pouvait-on refuser sciemment de fournir à son enfant le meilleur lait du monde...
Après l'accouchement par césarienne, j'adorais les sage-femmes qui poussaient à l'allaitement, qui trouvaient réponse à toutes les questions. Qui trouvaient normal de ne pas avoir de lait après 4 jours. Qui trouvaient normal que le bébé ne prenne pas de poids. Tant que t'étais entourée par elles, j'étais encore convaincue que l'allaitement était la seule voie, limite que la vie de mon fils en dépendrait.
Puis je suis rentrée chez moi... avec la ferme conviction que le lait que je produisais était le meilleur. Mon fils dormait tout le temps, il ne se réveillait pas pour téter. J'avais les yeux rivés sur la montre 24/24 et allais le réveiller pour le faire téter chaque 3 heures. Il s'endormait aussitôt au sein et je le réveillais, le stimulais de toutes les manières possibles pour qu'il tête. Ca prenait 1 heure... et 2 heures plus tard, je recommençais. Je m'épuisais sans m'en apercevoir. J'étais encore certaine que ce que je faisais était le meilleur. La sage-femme qui me suivait m'encourageait dans ce sens.
Et puis... et puis le doute s'est finalement - et heureusement - installé. Le jour où mon fils a vomi mon propre lait. Tout-à -coup, j'ai eu un éclair de lucidité. Je me trompais sur toute la ligne depuis le début. Je n'avais pas assez de lait, il n'était pas assez riche... ma mère me le répétait mais je ne voulais pas l'entendre. Après qu'il ait vomi, je lui ai donné son premier biberon. Qu'il a liquidé d'un trait... et gardé... A partir de ce jour-là , il a commencé à prendre du poids... et à se réveiller tout seul pour avoir son biberon...
Aujourd'hui avec le recul, j'en veut à ces sages-femmes qui me martelaient leurs théories ("Toutes les femmes peuvent allaiter, il n'y a pas de raisons pour que vous n'y arriviez pas, etc."). Je m'en veut de les avoir écoutées. Aujourd'hui, je me dis que chaque maman doit sentir ce qui est bon pour elle et pour le bébé. Et ne ressentir aucune culpabilité quant au mode d'allaitement choisi. Je regrette également mon intolérance d'avant
Après l'accouchement par césarienne, j'adorais les sage-femmes qui poussaient à l'allaitement, qui trouvaient réponse à toutes les questions. Qui trouvaient normal de ne pas avoir de lait après 4 jours. Qui trouvaient normal que le bébé ne prenne pas de poids. Tant que t'étais entourée par elles, j'étais encore convaincue que l'allaitement était la seule voie, limite que la vie de mon fils en dépendrait.
Puis je suis rentrée chez moi... avec la ferme conviction que le lait que je produisais était le meilleur. Mon fils dormait tout le temps, il ne se réveillait pas pour téter. J'avais les yeux rivés sur la montre 24/24 et allais le réveiller pour le faire téter chaque 3 heures. Il s'endormait aussitôt au sein et je le réveillais, le stimulais de toutes les manières possibles pour qu'il tête. Ca prenait 1 heure... et 2 heures plus tard, je recommençais. Je m'épuisais sans m'en apercevoir. J'étais encore certaine que ce que je faisais était le meilleur. La sage-femme qui me suivait m'encourageait dans ce sens.
Et puis... et puis le doute s'est finalement - et heureusement - installé. Le jour où mon fils a vomi mon propre lait. Tout-à -coup, j'ai eu un éclair de lucidité. Je me trompais sur toute la ligne depuis le début. Je n'avais pas assez de lait, il n'était pas assez riche... ma mère me le répétait mais je ne voulais pas l'entendre. Après qu'il ait vomi, je lui ai donné son premier biberon. Qu'il a liquidé d'un trait... et gardé... A partir de ce jour-là , il a commencé à prendre du poids... et à se réveiller tout seul pour avoir son biberon...
Aujourd'hui avec le recul, j'en veut à ces sages-femmes qui me martelaient leurs théories ("Toutes les femmes peuvent allaiter, il n'y a pas de raisons pour que vous n'y arriviez pas, etc."). Je m'en veut de les avoir écoutées. Aujourd'hui, je me dis que chaque maman doit sentir ce qui est bon pour elle et pour le bébé. Et ne ressentir aucune culpabilité quant au mode d'allaitement choisi. Je regrette également mon intolérance d'avant
