Vous devez sans doute vous rappeler de mon ancien topic (dans chirurgies) où j'affirmais ma décision de ne jamais me faire opérer...

Je ne vais pas dire que je n'ai pas changé d'avis, car une part de moi-même refuse de recourir à cette solution de facilité (qui n'en est pas vraiment une vu toutes les contraintes que cela impose), mais une autre part de moi-même rêve de mincir, d'être mince et normale, juste pour savoir ce que c'est d'être mince (puisque je n'ai JAMAIS été mince)...

D'un côté, je refuse de me priver, de ne plus consommer de choses que j'aime, de ne plus pouvoir céder à mes pulsions alimentaires pour être mince... de l'autre côté, j'aimerais être tellement mince pour savoir si cela change quelque chose à ma vie... si je peux mieux m'aimer comme ça que grosse...

D'un côté, j'assume mon poids, et de l'autre, pas du tout... j'ai même l'impression de faire l'autruche, de nier mes problèmes... et de me réfugier dans la nourriture comme seule consolation.

Alors, depuis quelques temps, l'idée me trotte de plus en plus dans la tête... et si j'essayais ?

Si je me fais opérer avec l'anneau, je pourrais maigrir plus facilement, atteindre peut-être le poids tant rêvé (75 kilos pour 1m71, ce qui est quand même honorable), un poids où je pourrais m'habiller comme tout le monde, un poids où les gens ne me regarderaient plus comme une grosse, un poids qui ferait que ma famille serait fière de moi, un poids où je pourrais m'acheter de beaux vêtements ou piquer ceux de ma soeur sans complexe, un poids où je pourrais m'autoriser tout ce que je me refuse à faire à cause de mon poids (saut à l'élastique, parachute, manèges fous, etc), un poids où je pourrais séduire, et peut-être même rencontrer l'amour, un poids où les médecins et ma mère ne me diraient plus sans arrêt que je suis trop grosse, un poids où ma soeur ne refuserait pas de me prêter son vélo parce que je risque de lui péter ses pneus (et d'ailleurs, je ne suis même pas arrivé à monter sur ce vélo, j'avais trop peur de perdre l'équilibre et de tomber tellement il était haut)... un poids qui rendrait ma vie plus facile.

J'ai appris récemment que des amis communs à ma soeur et moi (et même plus proches de moi que de ma soeur) avaient invité ma soeur à leurs fêtes et à un voyage (où j'avais pourtant manifesté clairement mon intention d'y aller), sans même m'en dire un mot... par curiosité, j'ai demandé à ma soeur s'ils avaient parlé de moi... pas un mot, comme si je n'étais pas de celles qu'on invite à une fête et qu'on n'y pense même pas. Cela m'a fait très mal de le savoir, de penser que même mes amis ne veulent pas m'inviter, parce que je suis trop grosse pour ça... ou que leurs amis ne veulent même pas faire connaissance avec moi et m'ignorent... du coup, je tombe inévitablement dans le fantasme du : "quand je serai mince et qu'ils seront tous à mes pieds, ils verront ce qu'ils auront raté avec moi !"

Sachant que je n'ai jamais été mince, je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre si j'atteignais un jour cet objectif. Je sais que les choses ne sont pas aussi simples, qu'il y a plein de témoignages de gens qui ont minci et n'ont pas été heureux pour autant... mais j'aimerais quand même essayer, voir de moi-même comment sont les choses quand on fait ce poids-là.

Et peut-être, si cela me plaît, faire des efforts (plus de sport, manger moins calorique, par ex) pour rester mince, ou me laisser regrossir (mais pas trop, parce que je n'en peux plus de ce poids-là) si je me sens vraiment mieux en grosse... je sais que j'aurai probablement beaucoup de mal à m'accepter en mince, puisque je ne l'ai jamais été, mais si j'ai la chance de tomber sur un bon suivi psy, ça pourait peut-être marcher... à vrai dire, je n'en ai jamais eu et dieu sait que j'en ai cruellement besoin.

Si je n'avais que 20 ou 30 kilos à perdre pour être mince, je me serais sans doute contentée du rééquilibrage alimentaire et du sport, mais avec plus de la moitié de mon poids actuel à perdre (déjà rien que pour passer en dessous des 100 kilos, j'ose même pas y penser !), j'en perds tout courage rien que d'y penser (je ne me suis pas pesée depuis longtemps, mais je sens que j'ai encore grossi et ça me désespère encore plus)... et du coup, je ne vois que la gastroplastie comme seule solution... je suis maintenant trop grosse pour bouger correctement, je n'arrive même plus à marcher longtemps sans avoir mal au dos ou aux pieds, alors qu'avant, j'étais une bonne marcheuse malgré mon poids... c'est pour ça que, même si je ne me suis pas pesée depuis une éternité, je sais que j'ai encore grossi.

La gastroplastie me fait peur, je n'ai pas envie de subir les douleurs post-opératoires, toutes ces complications qui arrivent, de risquer de mourir bêtement pour avoir rêvé d'être mince... et pourtant, je me dis que ça ne serait pas grand-chose à côté du soulagement de perdre enfin du poids... je sais que je remplis à 100% les critères pour une gastroplastie, donc je ne suis pas une de ceux qui n'ont que 20 kilos à perdre et qui veulent une gastroplastie... à vrai dire, les médecins m'ont même proposé d'emblée la gastroplastie, et je m'y suis toujours refusée... jusqu'à ces derniers temps...

Alors, je voudrais savoir... celles qui ont pensé la même chose que moi, l'avez-vous fait quand même ? Et êtes-vous contentes d'avoir au moins essayé cette solution-là ?

Désolée si mon post est long... c'est la déprime qui me fait parler :oops:
Salut Glyss je viens de lire ton témoignage et je me reconnais à plusieurs endroits. Sauf que moi je me sens toujours mal et que je fait vraiment une fixation sur mon physique.

J'ai déjà été mince enfin dans les normes de la société comme on pourrait dire. Enfaite j'ai commencer à grossir suite à des attouchements sexuel quand j'avais 9 ans de la part d'un oncle. Je me suis renfermer et j'ai rien dit à mes parents jusqu'à l'age de 11 ans et là après j'ai commencer à grossir. Bref maintenant je ne me supporte plus du tout.

J'ai commencer les démarches pour la pose de l'anneau. C'est tout frais mais je vais aller jusqu'au bout car les gens même des proches sont méchants sans doute qu'ils ne rendent pas toujours compte mais cela blesse souvent.
Je me dit aussi que si j'arrive à perdre mes kilos j'aurai une revanche sur la vie mais je le fais en priorité pour moi et mon avenir ainsi que celui de mes enfants.

Je suis de tout coeur avec et je te comprends très bien.
salut glyss
j'etais mince avant de prendre des kg !!! je viens de me faire opérer une gastroplastie depuis bientôt un mois pour l' instant ça va bien !!! :lol:pourvu que ça dure !!!! :roll: je voulais te dire que j' ai une amie qui a fait la gastroplastie depuis 2 ans elle avait bien maigri 52 kg elle n'avait jamais été mince avant aussi elle a fait une dépression car elle ne reconnaissait pas son visage ni son corps elle avait subi aussi une chirurgie réparatrice du ventre des cuisses et de la poitrine , ce n'etait plus du tout la même fille même moi je ne l'ai pas reconnu en plus elle a voulu changer de loock elle portait des lunettes ,elle a changé elle porte des lentilles elle etait trés marrante avant toujours la "joie de vivre" enfin on le pensait en la voyant mais quand elle s'est métamorphosée !!! elle a craqué elle pleurait en achetant des jeans taille 40, et elle etait d'une tristesse , elle ne supportait plus de voir sa transformation , il a fallut qu'elle rencontre un probléme au niveau de l'anneau que le chirurgien lui a desséré , elle avait repris 25 kg et aprés un nouveau resserage elle a décidé de ne perdre que 15 kg et pas aller en dessous , son challenge est réussi elle s'habille dans du 44 elle se sent mieux moralement elle a retrouvé sa joie de vivre ce qui veut dire que ce fut trop dur pour elle de se voir mince et elle n'a pas accepté sa transformation de mince !!! tout le monde n'est peut-être pas dans le même cas alors plusieurs témoignages peuvent peut-être te rendre sérvice !! bon courage !!! ;)
Glyss, je crois que tu en es au début de ta réflexion sur l'éventuelle possibilité de te faire opérer. Tu te poses encore des questions et tu as bien raison, car ce n'est pas une décision à prendre à la légère.

Oui tu perdras peut être du poids avec une intervention, mais peut être pas. Tu te sentiras mieux ou pas. Par contre ce qui est certain, c'est que ta vie changera. Tu ne pourras plus manger comme avant, il y aura des contraintes que tu n'as pas.

Ce qu'il faut, c'est que tu pèses le pour et le contre et que tu détermines si les avantages d'une intervention te seront plus profitables que les inconvénients. Rien ne t'empêche de consulter un médecin, pour une simple prise de contact. Il t'expliquera l'intervention et ses contraintes ainsi que les avantages et inconvénients pour l'après. Avec de bonnes informations, tu seras en mesure de prendre la bonne décision pour TOI.

Ne te précipite pas, prends le temps de la réflexion. ;)
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Glyss a écrit : D'un côté, je refuse de me priver, de ne plus consommer de choses que j'aime, de ne plus pouvoir céder à mes pulsions alimentaires pour être mince...


Sur ce point là, je te rassure. Les meilleures pertes avec l'anneau sont celle qui se font en recherchant sa satiété et sa faim, et dans ce cadre en mangent de tout et aussi varié que l'anneau le permet.

Et le cerveau sait très vite quelles sont les compulsions possibles avec l'anneau. N'est aucune inquiétude, les gateaux, le chocolat, les glaces et les soda passent très bien avec l'anneau.

Donc, aucune inquiétude, l'anneau le plus érré qui soit, sauf s'il t'empêche de boire, ne t'empêchera pas de grossir. Il n'est qu'une aide qui permet de mieux ressentir la satiété, de ne pas ressentir la faim, même avec un régime à 600 calories/jour, mais en aucun cas ce n'est quelque chose qui t'apporteras un remède contre tes compulsions.

Mais un anneau correctement serré à ton besoin, du moment où tu arrives à compulser moins que tu ne maigris, te permettra effectivement une cure plus efficace et plus sereine que d'autres régimes.

Pour le reste, pour la recherche de la minceur, je pense que Baboute, Sonya et Patty.

Et pour mon avis, oui je suis allée vers cette solution et depuis que j'en ai pris la décision je maigris et j'ai dépassé cette marge de 10 kilo dans laquelle j'évoluait depuis trop longtemps. Alors oui, pour l'instant, un bon mois après l'opération et 6 kilo perdus ainsi, mais 20 par rapport à mon précédent set-point et ma prise de décision, oui, j'en suis pour l'instant pleinement contente. Même si je sais depuis que c'est dans 10 ans que je pourrai vraiment porter un jugement sur cette période de ma vie et me dire, oui j'ai eu raison au moins pour ces 10 ans écoulés, ou non, j'ai vraiment eu tort.

Pour le reste, pour le sport, une annedocte. Plus de 20k en moins de mon poids maximum (123 maxi, 96 aujourd'hui pour 1,63m), vraiment, je me sens plus en forme. Les ailes me poussent.
Alors en remontant allégrement l'escalier de plus de 100 marches menant à la plage (oui, j'ai bien dit allègrement), je double un petit 42 de taille, qui a du mal à retrouver son souffle,. Echange de sourires et je compatis :
- Moi : C'est dur quand on est fatiguée !
- Elle : c'est surtout que je suis trop grosse...
La fin quand même, dans un souffle. ;)
Alors, tu vois, le sport, c'est surtout l'entrainement. La marche et la natation c'est tout le temps, le vélo, dès le BMI en dessous de 45, voire 50, et les autres dès le BMI en dessous de 40....
Je vous remercie pour vos réponses :)

Quand je suivais des régimes, ce qui était le plus souvent à l'origine de mes échecs (car je ne suis jamais allée jusqu'au bout de ces régimes), c'était que j'avais tout le temps faim... alors, comme tu le dis, maria123, l'anneau me permettrait de réduire sensiblement ma faim et d'augmenter ma satiété... donc, en l'occurence, un régime serait plus facile à suivre.

Sur ce point-là, je pense pas que le problème se pose pour moi.

En fait, ce qui me fait le plus peur, c'est "l'après". Je ne souhaite pas garder l'anneau toute ma vie (si je m'y mettais) et je ne souhaite pas avoir un by-pass... le by-pass, si j'ai 50 ans, que j'ai un diabète et tout, pourquoi pas, mais je n'ai que 23 ans et toute la vie devant moi... et si je veux maigrir, c'est parce que j'aimerais que les années qui suivent soient mes plus belles années...

Pour l'anneau, j'ai lu qu'il n'était efficace que pendant deux ou trois ans, et que ces deux ou trois années étaient donc cruciales... admettons que j'aie l'anneau, que j'arrive à mon poids idéal en deux ans... s'il n'y a pas de complications ou très peu. Mais après ? Je sais (enfin, je suppose) que le plus important, c'est d'arriver à retrouver et maintenir un bon équilibre alimentaire et surtout de faire du sport, et cela, on doit y arriver avant que l'anneau ne cesse d'être efficace, non ?

On m'a toujours dit que le plus difficile dans un régime, ce n'était pas de maigrir, mais de ne pas reprendre du poids... c'est donc là que réside aussi la principale difficulté de l'anneau.

de plus 30% d'échecs, ce n'est pas négligeable du tout... donc je suppose qu'il ne faut pas tenter l'anneau tant qu'on n'a pas trouvé un bon suivi psychologique.

En plus, vu l'état de ma peau (qui est très fine et très fragile, je vous raconte pas les vergetures que j'ai depuis l'âge de neuf ans), la chirurgie reconstructrice sera évidemment une étape incontournable de mon amaigrissement... et donc, je ne pourrai pas regrossir après ça... ou pas tout de suite.

Ce qui m'intéresse le plus en fait, c'est le suivi pré-opératoire qui peut durer plusieurs mois avant l'intervention. Je n'ai jamais fait de régime qui a duré un an (vu que je craquais bien avant) et je n'ai jamais eu de vrai suivi médical... le problème en fait, c'est que j'ai du mal avec les médecins (je n'en ai jamais rencontré aucun pour qui ma surdité n'était pas un problème) et que j'ai plutôt tendance à les fuir... mais comment maigrir sans eux ?

Et puis pour "commencer" les démarches, à qui s'adresser d'abord ? J'ai bien lu plusieurs topics et pages sur la gastroplastie, mais là, j'en ai vraiment aucune idée... :oops:
Glyss, au niveu de l'anneau, j'ai aussi abordé ce point avec mon médecin. Moi non plus je ne veux pas le garder, même si j'ai 52 ans passé. Je ne me vois pas subir les complications de l'anneau à 70 ans ou à 80 ans. Comment saurai-je gérer cela alors ?

Evidemment, sans maigrir, je n'arriverai pas à cet âge là. Il y a vraiment peu de chances.

J'ai donc posé les questions à mon chirurgien dès le départ, lui ai demandé si éventuellement je ne pourrais pas aller vers l'anneau résorbable dont je suis sûre qu'il partira. Donc dans la mesure où je stabilise mon poids dans les 3 ans qui suivent la diète et après désserage de l'anneau, il est d'accord pour enlerver l'anneau à ce moment là. Il préfère rester sur l'anneau ajustable parce que celui là me donnera un plus long temps pour stailiser mon poids.

Ce qui me donne l'espoir de stabiliser mon poids, c'est justement le fait que aujourd'hui j'ai su suivre ma faim et ma satiété avant d'avoir l'anneau. Et que j'ai rencontré sur internet des personnes rares mais réelles qui ne regrossissent pas anneau désseré ou anneau enlevé.

Tu as 23 ans et tu me dis ne jamais avoir fait un an de régime. Commencer alors par là à l'aide d'un membre du GROS, ou, s'il n' en a pas près de chez toi, d'un suivi psy en thérapie cognitive et comportementale me semble un minima : http://www.aftcc.org/contacts/membres-carte.html

Risques pour l'évolution de ton poids :
- rester malgré tout une cliente pour l'anneau ajustable
- devenir une cliente pour l'anneau résorbable
- ne plus être obèse

Autre risque, te sentir vaiment mieux dans ta peau.

Il y a maitenant 6 mois que tu fréquentes VLR. Cela te permets de voir que 1 an ne sera pas le bout du monde.
Merci encore pour ton avis, maria123 :)

Il n'y a effectivement pas de membre du GROS près de chez moi... et puis, de toute manière, je préfère commencer par d'abord aller mieux dans ma tête avant de m'occuper de mon corps. Merci pour le lien, je demanderai à ma mère de téléphoner à l'un des quatre médecins que j'ai trouvé sur ma ville.

J'espère qu'il y en aura au moins un avec qui le contact sera bon...
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