Bonjour à toutes,
Je viens ici me confier car je ne sais pas parler de tout cela à vive voix à quelqu’un, et vous avez toujours été de bon conseil alors je me lance. Ma situation n’est pas dramatique si on relativise, mais elle me bouffe beaucoup la tête.
Je me sens mal dans ma peau, dans ma tête, dans ma vie. Depuis quelques temps, je projette de partir sans prévenir personne, de ne pas rentrer chez moi le soir.
Pourtant j’ai une belle vie ; un homme qui m’aime et qui m’aide le plus fort et du mieux qu’il peut, un travail, des parents encore vivants ( distants et inexistants, mais vivants…)
Pourtant ca n’a pas toujours été comme cela. J’ai grandi avec un père alcoolique violent, une mère en retrait, pas mal de problèmes d’argent, des aventures et des déceptions amoureuses à la pelle ( plus d’une cinquantaine de 17 à aujourd’hui 28 ans ).
J’ai consulté des psy en CMP et en cabinet privé pendant quelques années, été sous traitement ( que j’ai arrêté depuis quelques mois ), fais quelques TS, déménagé beaucoup de fois ( une fois par an depuis mes 18 ans )… Bref, j’ai eu un parcours un peu atypique et chaotique, et tout est redevenu « calme » et « normal » depuis décembre 2009, date à laquelle j’ai rencontré mon homme. Quelqu’un de très intelligent, d’attentif, de posé, de clean dans sa tête, quelqu’un d’heureux et de très bien. Je me suis installée chez lui début décembre 2010 et ait quitté mon appartement pour que l’on puisse habiter ensemble, et nous projetons de re-déménager dans 6 mois pour avoir un plus grand appartement en RP, histoire d’avoir une vie plus confortable.
Je me sentais si heureuse que cela se passe bien, d’être tombée sur quelqu’un de vraiment bien.
Depuis six mois j’ai un travail dans une école supérieure, donc les journées passent vite, je vois beaucoup de monde et je discute avec pas mal d’élèves qui ont à peu près mon âge. Je travaille dans le même bureau qu’une collègue, il y a des hauts et des bas vu que l’on passe 10 heures par jour ensemble dans ce bureau, mais globalement, on peut dire que cela se passe bien.
Je n’ai jamais réussi à finir les nombreuses études que j’avais commencé, je n’ai jamais réussi à tenir un boulot plus de quelques semaines, alors je suis globalement contente d’être dans cette entreprise.
Seulement depuis quelques temps, ca ne va plus. Un collègue est en arrêt maladie depuis 3 ans, il gère les plannings à distance mais c’est moi qui ait récupéré tout son boulot, et en contrepartie on me paye mes heures supplémentaires ( 1 heure par jour le soir jusque 19h00). J’ai donc le travail de deux personnes. Et petit à petit, cela se passe de plus en plus mal ; je fais de nombreuses boulettes, j’oublie de faire des choses ( et ce, même si je l’ai noté et programmé sur mon calendrier Outlook ) et ma supérieure m’a pris à part avant-hier et m’a dit que je l’avais beaucoup déçue, que ca se passait pourtant bien au début, et que je faisais de plus en plus d’erreurs, plusieurs fois par jour… Le matin je viens avec la boule au ventre de peur d’avoir encore fait une connerie ( et effectivement, il m’en attends toujours une, même si je fais attention), et le soir, je rentre en pleurant presque, sans vigueur, presque sans vie.
Je me dis que ca n’est qu’une période, que ca va passer, qu’il ne tient qu’à moi de redoubler d’attention et de bien faire mon travail.
Pourtant, chaque soir, j’hésite à rentrer chez moi. J’ai envie de m’en aller loin, de ne donner de nouvelles à personne. Disparaître.
Je n’arrive pas à continuer et vivre avec mon propre passé, à faire avec, cela me hante. Et je ne veux pas imposer mon mal-être à mon homme. Il mérite quelqu’un de sain, et je ne suis pas quelqu’un de sain, et je ne serais jamais heureuse. Je le sais de toutes mes forces. J’ai pourtant essayé d’être heureuse, mais ca ne marche pas. Jamais assez longtemps. Je ne veux pas m’imposer, je veux qu’il soit heureux et que personne ne plombe son bonheur.
Je sais que le fait que ca se passe mal au travail amplifie beaucoup les choses et que tout prend une proportion dramatique.
Mais aujourd’hui, je me sens las, sans vie. Je n’arrive pas à relativiser. Et je suis aussi déçue de moi-même de me plaindre tout le temps, d’avoir toujours quelque chose qui ne va pas, de ne pas aller bien.
J’ai été un peu trop longue, je ne sais pas si quelqu’un me lira, et si c’est le cas : merci de m’avoir lue.
Je viens ici me confier car je ne sais pas parler de tout cela à vive voix à quelqu’un, et vous avez toujours été de bon conseil alors je me lance. Ma situation n’est pas dramatique si on relativise, mais elle me bouffe beaucoup la tête.
Je me sens mal dans ma peau, dans ma tête, dans ma vie. Depuis quelques temps, je projette de partir sans prévenir personne, de ne pas rentrer chez moi le soir.
Pourtant j’ai une belle vie ; un homme qui m’aime et qui m’aide le plus fort et du mieux qu’il peut, un travail, des parents encore vivants ( distants et inexistants, mais vivants…)
Pourtant ca n’a pas toujours été comme cela. J’ai grandi avec un père alcoolique violent, une mère en retrait, pas mal de problèmes d’argent, des aventures et des déceptions amoureuses à la pelle ( plus d’une cinquantaine de 17 à aujourd’hui 28 ans ).
J’ai consulté des psy en CMP et en cabinet privé pendant quelques années, été sous traitement ( que j’ai arrêté depuis quelques mois ), fais quelques TS, déménagé beaucoup de fois ( une fois par an depuis mes 18 ans )… Bref, j’ai eu un parcours un peu atypique et chaotique, et tout est redevenu « calme » et « normal » depuis décembre 2009, date à laquelle j’ai rencontré mon homme. Quelqu’un de très intelligent, d’attentif, de posé, de clean dans sa tête, quelqu’un d’heureux et de très bien. Je me suis installée chez lui début décembre 2010 et ait quitté mon appartement pour que l’on puisse habiter ensemble, et nous projetons de re-déménager dans 6 mois pour avoir un plus grand appartement en RP, histoire d’avoir une vie plus confortable.
Je me sentais si heureuse que cela se passe bien, d’être tombée sur quelqu’un de vraiment bien.
Depuis six mois j’ai un travail dans une école supérieure, donc les journées passent vite, je vois beaucoup de monde et je discute avec pas mal d’élèves qui ont à peu près mon âge. Je travaille dans le même bureau qu’une collègue, il y a des hauts et des bas vu que l’on passe 10 heures par jour ensemble dans ce bureau, mais globalement, on peut dire que cela se passe bien.
Je n’ai jamais réussi à finir les nombreuses études que j’avais commencé, je n’ai jamais réussi à tenir un boulot plus de quelques semaines, alors je suis globalement contente d’être dans cette entreprise.
Seulement depuis quelques temps, ca ne va plus. Un collègue est en arrêt maladie depuis 3 ans, il gère les plannings à distance mais c’est moi qui ait récupéré tout son boulot, et en contrepartie on me paye mes heures supplémentaires ( 1 heure par jour le soir jusque 19h00). J’ai donc le travail de deux personnes. Et petit à petit, cela se passe de plus en plus mal ; je fais de nombreuses boulettes, j’oublie de faire des choses ( et ce, même si je l’ai noté et programmé sur mon calendrier Outlook ) et ma supérieure m’a pris à part avant-hier et m’a dit que je l’avais beaucoup déçue, que ca se passait pourtant bien au début, et que je faisais de plus en plus d’erreurs, plusieurs fois par jour… Le matin je viens avec la boule au ventre de peur d’avoir encore fait une connerie ( et effectivement, il m’en attends toujours une, même si je fais attention), et le soir, je rentre en pleurant presque, sans vigueur, presque sans vie.
Je me dis que ca n’est qu’une période, que ca va passer, qu’il ne tient qu’à moi de redoubler d’attention et de bien faire mon travail.
Pourtant, chaque soir, j’hésite à rentrer chez moi. J’ai envie de m’en aller loin, de ne donner de nouvelles à personne. Disparaître.
Je n’arrive pas à continuer et vivre avec mon propre passé, à faire avec, cela me hante. Et je ne veux pas imposer mon mal-être à mon homme. Il mérite quelqu’un de sain, et je ne suis pas quelqu’un de sain, et je ne serais jamais heureuse. Je le sais de toutes mes forces. J’ai pourtant essayé d’être heureuse, mais ca ne marche pas. Jamais assez longtemps. Je ne veux pas m’imposer, je veux qu’il soit heureux et que personne ne plombe son bonheur.
Je sais que le fait que ca se passe mal au travail amplifie beaucoup les choses et que tout prend une proportion dramatique.
Mais aujourd’hui, je me sens las, sans vie. Je n’arrive pas à relativiser. Et je suis aussi déçue de moi-même de me plaindre tout le temps, d’avoir toujours quelque chose qui ne va pas, de ne pas aller bien.
J’ai été un peu trop longue, je ne sais pas si quelqu’un me lira, et si c’est le cas : merci de m’avoir lue.
I got the spirit. But lose the feeling.
