oui c'est vrai, en plus je continue à lire le bouquin de zermati et je suis tombé sur un passage où il dit de manger lentement et de faire en sorte d'être le dernier à finir, ça doit aussi aider à tenir compagnie à ceux qui ont le bon coup de fourchette car en plus de manger bcp ils mangent aussi très vite (par ex mon mec)

J'ai un autre souci, je suis encore tenue par le truc des trois repas par jour. Je m'explique hier soir j'avais pas très faim mais je me suis dit "il faut quand même que je mange quelque chose", en fait il est vrai que de se découvrir petite mangeuse déstabilise mais il est aussi très difficile d'effacer les trucs dans lesquels on a été conditionné pendant des années, je suppose que ça passe où que ça se gère mieux, je sais pas
asivalavida a écrit :il est aussi très difficile d'effacer les trucs dans lesquels on a été conditionné pendant des années, je suppose que ça passe où que ça se gère mieux, je sais pas
oué... et Rome ne s'est pas faite en un jour !
Dur de ne pas rester bloquer sur les 3 repas par jour, de passer outre le principe de ne pas grignoter entre les repas, que le chocolat noir est forcément meilleur que le chocolat blanc et qu'il faut éviter de sucrer son café.
Y'en a tellement des croyances alimentaires !
As-tu recherché le topic qui en parle ? C'est tres interessant .. !
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre. [proverbe arabe]
j'ai juste lu le livre de zermati sur les exos qu'il conseille de faire comme de remplacer le déjeuner par une tablette de chocolat. Quand je le lis je me dis que c'est censé, qu'il raison, qu'il y a de la logique pure la dedans et pourtant je ne me sens pas prête à faire le pas, c'est comme si je pouvais férocment le conseiller à quelqu'un d'autre en sachant que c'est tout à fait vrai et tout et tout mais moi je suis comme enfermée dans un schéma stupide

NB si j'écris si tard ce soir c'est que je viens de prendre conscience de plein de choses ce soir, et même si c'est un peu hors sujet je vais me permettre de vous en parler parce que je sais que ça me fera du bien (alors excusez d'avance si vous considérez que c'est du hors sujet)

Je réalise que j'ai commencé à "bouffer" quand j'étais petite parce que j'étais une enfant battue et sans amour (pléonasme sans doute) et que j'essayais de trouver du réconfort là où je pouvais et mentalement j'ai agi comme ça jusqu'à aujourd'hui, dès que quelque chose n'allait pas je me cachais pour manger comme qd j'étais petite, comme pour me protéger, d'où le manque de confiance la dévalorisation etc...
Il faudrait sûrement que je trouve des forums pour les anciens enfants battus pour savoir si on arrive à récupérer de l'estime de soi malgré tout
coucou asivalavida
je me retrouve dans beaucoup de choses que tu décris et je suppose comme un bon nombre de compulsifs parmi nous
et surtout comme toi, petite je me remplissais pour combler un grand vide (mon père est mort à mes 9 ans à cause de son alcoolisme de m......) et pour remplir mes grands moments de solitude.
je suppose que quand on a été enfant battue, on a un instinct de survie sur- développé et que tu a utilisé la bouffe comme une béquille.
moi non plus je n'arrive pas à faire l'exercice de substitution avec le coup du chocolat à la place du repas, c'est dingue, c'est encore trop dur alors que je me rends compte que parfois je pourrai combler mon envie de sucre en faisant une substituion de ce genre à un repas mais non, ça va audela de moi....
peut etre qu'un jour nous y arriverons.....
oui j'espère que nous y arriverons
Je sais au jour d'aujourd'hui que les choses seront longues à se mettre en place mais j'ai commencé à défaire le paquet de noeuds merdique qu'il y a dans ma tête et ma foi, je dois avouer que je me sens plus sereine, en colère certes, mais plus sereine.
En colère parce que tout ce que je réalise je l'avais enfoui au plus profond de moi pour pas que ça me fasse de mal mais qu'au bout du compte ça m'a quand même bien pourri la vie et à petit feu encore. Comme quoi il vaut mieux affronter et résoudre ses problèmes une bonne fois pour toutes plutôt que de chercher à fuir (les oublier est une sorte de fuite je crois)
Et sereine parce que connaissant la source de tout je peux maintenant tenter d'y remedier, je viens d'achever ma première semaine de RA, oh je sais vous allez me dire que c'est pas assez long pour juger, mais pour quelqu'un comme moi qui s'est pourri la vie avec la bouffe pendant des années c'est déjà un bon baromètre. Et bien je viens de passer une semaine très très agréable culinairement parlant, j'ai mangé avec plaisir, et pas l'ombre d'une crise à l'horizon. Pourvu que ça dure c'est tout ce que je veux
bon courage à nous toutes
j'oubliais! un truc qui m'aide pour la satiété (enfin parfois!)
pour savoir si j'ai encore faim, je pense à un aliment que j'aime un petit peu mais pas trop et qui n'est pas diabolisé (moi je prends toujours la salade de tomates comme référence! ) et je m'imagine que j'ai le plat sur la table à coté de mon assiette et si j'ai encore faim, la vraie faim, je sais que je peux en reprendre donc dans ma tête j'en reprendrais donc c'est que j'ai faim (!!) et si je ne veux pas c'est que la satiété est atteinte....
c'est un peu compliqué mais ça m'a aidée!!
oui je me souviens qu'une semaine après le début de ma RA je me sentais aussi beaucoup mieux, comme libérée. sauf qu'il y a des rechutes, des tas de rechutes :roll:
je dis pas ça pour décourager les gens mais faut vraiment s'accrocher.
malgré 2 annés de psy, je n'ai ps l'impression que mes noeuds se soient défaits. je cherche quelle est la source de mon angoisse, angoisse que je n'arrive même pas à cerner mais que je devine....
j'ai du pain sur la planche... (c'est le cas de le dire!) :?
merci pour le conseil je vais essayer
pour ce qui est des rechutes je me doute que le chemin est pavé d'embuche mais contrairement à tous les régimes que j'ai entamé dans ma vie et où à chaque fois j'avais du mal parce que restriction et envie et compulsion cohabitaient, là aujourd'hui avec la RA c'est tout le contraire je me sens libérée, en paix avec la bouffe et c'est pas du luxe vu le temps que ça m'a pris pour en arriver là. C'est vrai que j'ai encore du mal avec la satiété, même si à cahque repas je sens des progrès mais enfin je viens de passer une semaine ou je n'ai pas pensé à la bouffe 24 heures sur 24 si c'est pas du bonheur ça je sais pas ce que c'est
Moi aussi, j'ai bien galéré pour essayer de ressentir la satiété au début de la RA. Je riais toute seule à table à force de me poser 36000 questions. Après, je faisais comme Saucissette; par exemple, au moment du dessert, si j'hésitais pour prendre de la glace, je me demandais si je mangerais une pomme ou pas. Si oui, à moi la glace, si non, fini le repas!
Bon hier soir, chez mes amis, la réponse était non mais ça m'a pas empêché d'en reprendre (glace Comme une madeleine de F. Théron, terriiiiiiiiiible). Pas grave, j'ai attendu d'avoir faim ce matin pour prendre mon petit-déj et mon corps a dû brûler tout ça...
No emotional fuckwittage!
J'vais vous dire un truc d'abord, les filles et j'espère vous faire sourire:
Jean-Philippe ( Zermati, mais comme nous étions dans la même classe, je l'ai toujours appelé par son prénom ) c'est facile pour lui, il a toujours eu un rapport sain avec la nourriture.

Je l'ai appris à mes dépends.
Pour la petite histoire:
c'était un très joli garçon, cheveux noirs, longs et ondulés, genre gitan-rebelle, bref, l'homme a séduire.
On était en cours de sciences, lui au premier rang (sans doute une matière qui lui plaisait déjà à l'époque ) et moi au rang juste derrière. Donc, dans une ultime tentative de séduction, je lui propose les derniers biscuits de mon paquet ( oui, ne me demandez pas ce que je faisais avec un paquet de biscuits... ) et là, il me répond: "Tu es sûr que tu n'en veux plus, TU N'AS PLUS FAIM ?" !!! Véridique. Moi: "Non non" ( ? ) Lui: "Bon, alors je les veux bien".
Prédestiné à être un jour diététicien avec une qualité pareille et moi, je suis restée sur ma faim, c'est le cas de le dire...

Bien sûr, j'ai acheté le bouquin, mais impossible, dans un premier temps, de déterminer le moment où, la faim se calmant, je dois m'arrêter.
C'est venu petit à petit, en gardant à l'esprit que oui, je ne suis pas obligée de finir mon assiette ( ah, l'éducation ! ) et que je ne vais pas "manquer", que non, on ne va pas me le piquer ! Je pourrai toujours finir plus tard si l'envie m'en prend.
Là, je pense à mon chat, on a vraiment l'impression qu'il se jette sur la nourriture de peur qu'on change d'avis et qu'on lui reprenne.

Pour dire la vérité, tous les régimes que j'ai entrepris ont marché tant que je ne faisais aucun écart et justement, c'est terriblement frustrant, donc voué à l'échec.
Ce qui m'a sorti de la spirale infernale: la chrono-nutrition. On mange de tout mais c'est selon les moments de la journée.
Pour moi, ce n'est pas vraiment la satiété en elle-même qui est importante, mais le moment où je sais que je n'ai plus faim; cela peut paraître bizarre, car c'est apparemment la même chose, mais pour moi, c'est différent. J'ai toujours une sensation de vide lorsque j'arrête de manger car je suis quelqu'un qui a pour habitude de se gaver jusqu'à en avoir le bide tendu. Et ce week end, d'un seul coup, j'ai compris : j'étais en train de manger une glace, cela me faisait plaisir et puis d'un seul coup, j'allais en reprendre une cuillère quand je me suis rendu compte qu'elle ne me ferait plus plaisir; cette glace était toujours aussi bonne, il n'y a pas eu de perte de saveur ou quoi que ce soit de ce genre, mais juste plus de plaisir à en manger. Pour le moment, je me base dessus et ça marche plutôt bien. Alors oui, il faut être attentif, ne pas regarder la télé en enfournant la nourriture par habitude, sans y prêter attention; il faut se dire que la perte du plaisir de manger un aliment est differente du bon goût de l'aliment en question; que la glace sera toujours aussi bonne, même si on mange sans envie et que la perte de plaisir doit venir de nous, de nos sensations, mais cela vaut vraiment le coup.
Désolée d'avoir été un peu longue mais j'espère que cela pourra vous aider.
En fait ce que tu décris est bel et bien la satiété puisque la modification du goût implique un plaisir qui diminue. Le problème est de la retrouver tu parles de manger sans s'écouter mais parfois il est tout aussi difficile de s'entendre.
Zut
c'est clair que quand j'écris ça, c'est dans l'idéal; dans la "vraie vie" j'ai également, assez souvent, du mal à m'entendre et surtout à m'écouter. je me gave à bloc, tout y passe, rien ne peux m'arrêter. J'arrive parfois à arrêter ces crises en faisant quelques exercices de relaxation, de respiration, cela n'est pas toujours évident mais je m'accroche.
La théorie veut qu'il y ait une raison et j'avoue que il m'a fallu l'aide de ma psy ainsi que l'analyse de mes sensations dans un carnet pour vraiment arrivé à décortiquer ce petit truc intouchable par moi-même et pour lequel je dépasse cette satiété sans oublier que cela ne change pas du jour au lendemain.
Par la suite cette rééducation fait que cette recherche de la satiété va devenir une réflexe pour qu'ensuite cet arrêt à satiété le devienne lui-même.
Ca peut parfois être très long sans oublier qu'avant il se peut qu'il n'y ait pas que ce problème.
Zut
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