Pour me fâcher il en faut plus que ça !

Depuis le temps que je sévis sur ce forum, j'ai appris à lire entre les lignes et à ne pas m'arrêter à un smiley qui manque et à comprendre que, dans le feu de l'action, on fonce ! C'est super, c'est ça qui fait que c'est si vivant !
Pour l'adolescence, je ne retiens pas que l'aspect sociétal, je maintiens qu'il y a aussi des dimensions physiologiques, anatomiques et psychologiques.
En cela je suis une fervente adepte du Professeur Victor Courtecuisse qui a créé le service des adolescents de l'Hôpital du Kremlin-Bicêtre (et un petit coucou à toute l'équipe, même si ce sont sûrement tous des nouveaux maintenant et que je n'en connais plus aucun !).
Sa vision de l'adolescence va au-delà d'un problème de société. Je vais d'ailleurs citer son livre "l'adolescent malade, ce qu'il faut savoir":
L'auteur de ce livre est particulièrement autorisé à en parler. Ce qui aujourd'hui nous paraît évident, l'existence de services d'accueil hospitalier spécifiquement dédiés aux adolescents, ne l'était nullement quand il a entamé sa carrière. Il a eu à militer pour que ce progrès décisif puisse s'accomplir; il a largement contribué à le rendre possible et a engrangé une expérience unique de médecin sur ce terrain.
Il nous livre avec une rare intelligence de l'humain les clés d'une relation thérapeutique positive avec les adolescent(e)s. Ceux-ci, comme les témoignages rapportés le font bien percevoir, ne sont rarement «que» malades: s'ils le sont, c'est dans une configuration particulière où jouent tant les caractéristiques propres à cet âge de difficile métamorphose de la personne que le poids des non-dits, des secrets familiaux et de situations diverses qui peuvent se révéler être de terribles moteurs de souffrance, conduisant au pire au suicide.
Tout un travail de rencontre avec l'adolescent(e) doit être mené, qui obéit à des règles, recèle des pièges et confère au médecin, en première ligne du combat thérapeutique, une extraordinaire responsabilité. C'est ce patient cheminement, que Victor Courtecuisse a eu à coeur de nous présenter, avec parfois rappel à l'ordre face à certaines dérives des pratiques.
Ce livre s'adresse aux parents concernés, qui y trouveront matière à mieux comprendre le parcours de soin proposé à «leur» adolescent(e), et bien sûr à l'ensemble des professionnels (enseignants, éducateurs, médecins généralistes, pédiatres, gynécologues, psychiatres, psychologues, médecins et infirmières scolaires, travailleurs sociaux, magistrats, policiers) et aussi aux responsables politiques.
Victor Courtecuisse est l'un des fondateurs en France de la médecine des adolescents. Professeur de pédiatrie (université Paris-XI), chef du service de pédiatrie générale à Antoine-Béclère (au Petit-Clamart) de 1971 à 1981, chef du premier service de Médecine pour Adolescents (au Kremlin-Bicêtre) de 1982 à 1992, il a été aussi président de l'Agence française de lutte contre le sida et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).
Sa vision de l'adolescent malade s'étend à l'adolescent en bonne santé et c'est bien une période particulière de la vie, qui n'obéit pas qu'à des règles sociétales, car ce serait très réducteur. Pour info, le service accueille des adolescents de l'âge de 10-11 ans à peu près, jusqu'à l'âge de 18 ans environ, avec des pathologies de tous types, y compris les tentatives de suicide.
Pardon pour le hors-sujet, mais l'adolescence est une période clé trop importante de la vie pour qu'on la vive trop vite, même si on a le sentiment que tout va bien.
