la question se pose pour moi depuis un petit paquet d'années... et ça se précise.
ce que j'appréhende le plus, c'est de quitter tout un "référentiel": ma famille, mes ami-e-s, mon job (le mot "position" anglais me plaît plus) pour tout recommencer de zéro.

J'ai eu l'exemple d'une de mes soeurs qui s'est mariée aux US. Franchement, s'il n'y avait pas le Net et le téléphone à bas prix, je crois qu'elle souffrirait énormément. Faut dire que dans la famille, nous sommes proches (au moins dans la mm fratrie, mm si on ne parle pas forcément de la mm chose avec une soeur et une autre). Pareil pour le système scolaire qui l'afflige et l'essore (eh oui, quelle chance d'avoir droit à l'instruction en France!).

Pour moi, ce serait moins loin (coucou les Chuiches !).
Pour trouver un job, ce n'est pas simple, faut un permis de travail. La Suisse, ce n'est pas l'Union européenne ni même l'EEE, et je ne suis pas frontalière.
Pour passer des entretiens, il me faut mm la copie de bon BEPC! :shock: Je pensais qu'un CV valait comme déclaration sur l'honneur , et libre à l'employeur de faire son enquête. (je ne sais mm pas où est mon "diplôme" du bac). Là où c'est trop fort, c'est qu'on me conseille de ne surtout pas quitter mon domaine, mais bon, si c'est pour avoir une réponse négative après un entretien, pffff ! D'ailleurs, c'est toujours après l'entretien qu'on me dit de ne pas changer, va comprendre?
J'ai décidé d'être heureuse: ça m'arrange bien et ça n'ennuie (presque?) personne !
Peut être que l'envie de vivre ailleurs... vient tres tôt ?

J'ai eu la chance de voyager à l'étranger dès 4 ans (Côte d'Ivoire, Maroc, Tunisie etc...) et tout au long de ma vie. Grace à ma famille bien sur, qui m'en a donné les moyens.

De voir les gens vivre différemment, fait ouvrir les yeux et permet d'accepter. Cela m'émerveille toujours autant de voir du pays. De comprendre les coutumes, d'entendre parler des langues différentes.

Je ne veux choquer personne, mais je trouve les Français (dont je fait partie bien évidemment) trop concentré sur eux mêmes, tres chauvins... Je dis toujours "ils ne veulent pas voir plus loins que le bout de leur nez)...!

Pour certains, pour rien au monde ils ne voudraient quitter leur petit coin de France, leur petite famille, leurs amis. La différence leur fait peur...
C'est comme ceux par exemple qui mange des steak frites ici à Pointe à Pitre au lieu de tester la bonne cuisine locale genre des accras de morue croustillants.... miam.

Il y a tellement d'endroits magnifiques à découvrir... meme aux 4 coins de notre beau pays.
^
Moi je dis Bravo aux jeunes qui osent vivre ailleurs à l'étranger... cela les forgent et leur donne certainement une maturité précoce.
Mieux vaut faire envie que faire fuir !!
Ladyblue a écrit :Peut être que l'envie de vivre ailleurs... vient tres tôt ?

J'ai eu la chance de voyager à l'étranger dès 4 ans (Côte d'Ivoire, Maroc, Tunisie etc...) et tout au long de ma vie. Grace à ma famille bien sur, qui m'en a donné les moyens.

De voir les gens vivre différemment, fait ouvrir les yeux et permet d'accepter. Cela m'émerveille toujours autant de voir du pays. De comprendre les coutumes, d'entendre parler des langues différentes.

C'est un peu pareil pour moi, avec une famille éparpillée sur le globe. On peut dire dans notre famille qu'on prend les airs avant même de pouvoir marcher. De même, le terme "point de vue" a pris un sens très tôt. Un travers qui est aussi arrivé: on a mélangé les langues :D , ce qui n'est pas très sympa à la maternelle, qd l'instit' croit qu'on dit des gros mots...

Par ailleurs, je fais la différence entre voyager et vivre ailleurs. Ce n'est pas parce que j'ai adoré un pays, les gens qui m'ont accueillie que j'irais choisir de vivre là-bas. En effet, la plupart du temps, j'y étais en vacances... J'évite les grosses structures touristiques, parce que j'ai tendance à penser à convertir les tarifs touristes en "salaire local", mais là, c'est du H.S. ...

Ladyblue a écrit :Il y a tellement d'endroits magnifiques à découvrir... meme aux 4 coins de notre beau pays.
^
Moi je dis Bravo aux jeunes qui osent vivre ailleurs à l'étranger... cela les forgent et leur donne certainement une maturité précoce.

Oui, mais les moins jeunes? c'est plus facile de partir sans attache, c'est facile de tout plaquer quand on a peu à plaquer et que la situation ne peut être que meilleure où que l'histoire ait lieu. mais avec une responsabilité telle qu'une famille et sans forcément avoir les moyens?

C'est vrai que j'ai une approche assez matérielle des choses (pratiques sanitaires et droit à la santé). Par ailleurs, j'ai besoin de m'inscrire dans un projet, de savoir que je vais évoluer (pas au sens de gagner du galon, plutôt gagner en sagesse) pas juste me translater. Peut-être que je me prends trop la tête?

Un de mes cousins fraîchement diplômé d'une école d'ingé. ne trouvait RIEN en France comme job. Trop jeune, pas assez d'expérience, bref le laïus usuel de la part des recruteurs... Une offre de VIE s'est présentée: 18 mois en Malaisie. Il a eu 15 jours pour se décider. Sans responsabilité ni morale ni matérielle, il a accepté. Certes, il a une sorte de logement de fonction (mais il paie qd mm), une indemnité loin d'être un salaire. Quant aux valeurs et à la communication, c'est super difficile pour lui, il parle juste anglais (français aussi bien sûr) et avec son quotidien tracé, l'apprentissage de la langue n'est pas programmé.
J'ai décidé d'être heureuse: ça m'arrange bien et ça n'ennuie (presque?) personne !
[quote="oarystis"]Un de mes cousins fraîchement diplômé d'une école d'ingé. ne trouvait RIEN en France comme job. Une offre de VIE s'est présentée: 18 mois en Malaisie. [quote]

Moi je trouve qu'il a bien fait d'y aller, c'est une sacrée expérience, ton cousin démarre dans la vie, et cette vie différente lui permettra de se débrouiller dans toutes les situations possibles.

Ce que je trouve bien dommage c'est que les jeunes d'aujourd'hui bien diplomés ne trouvent pas de job dans leur propre pays !
Mieux vaut faire envie que faire fuir !!
Oui, mais les moins jeunes? c'est plus facile de partir sans attache, c'est facile de tout plaquer quand on a peu à plaquer et que la situation ne peut être que meilleure où que l'histoire ait lieu.


Plus facile? Je ne pense pas. "Sans attache" ne veut rien dire, on a toujours des attaches, ou alors c'est qu'on est orphelin et sans frères ni soeurs. :?

Cherche Lea_rose désespérément...
Je ne sais pas jusqu'où je rentre dans ce sujet, je suis partie de mon pays pour venir vivre dans mon autre pays...
je vais essayer d'être simple pour ne pas trop raconter ma vie :)
Je suis née au mexique, mon père est chilien et ma mère française. J'ai été élevée comme une petite française.
JE parle les deux langues donc de ce cote pas de problème.
Dans ma ville pas de lycée français, les lycées publiques pas top, les privés chers et ça ne correspondait pas à ce que mes parents voulaient pour moi. Lycée français à mexico trop loin et trop cher.
J'ai fait une première seconde par correspondance, seule chez moi. PAsq drôle.
L'année d'après j'ai fait du forcing, avec l'aide danciens profs qui étaient aussi des amis, et mes parents m'ont envoyées en france. J'avais 15 ans.
Je suis arrivée en france, la semaine à l'internat et le we chez mes grand-parents maternels.

Pas facile pour moi, parce qu'à cet âge là on a besoin encore de ses parents, surtout que je m'entendais très bien avec les miens.
J'étais française sans l'être. Ma différence se remarquait tout le temps parce que je ne comprennais pas les allusions, tout ce qui se passait, le langage jeune, cette vie où tout va vite, la consommation à outrance, les sigles...

Et puis tout à refaire, les amis, les habitudes. J'ai du apprendre à me faire violence pour parler aux gens. Moi la grande timide j'ai du prendre jouer les warriors. a cette époque j'avais plutôt l'impression d'une grande mascarade.

ce qui me manque? la bouffe, les odeurs, j'ai beau être française un bout de moi est au mexique, et c'est d'autant moins facile que c'est une chose que je ne partage pas avec mes parents.

Aujourd'hui je suis heureuse ici, mais comme beaucoup de gens je me sens un peu tiraillée, mais ça m'aide souvent à voir où est l'essentiel, comme l'amour que j'ai trouvé. Maintenant j'ai surtout l'impression d'être un peu de nulle part.
ET puis aussi vu l'âge que j'avais j'ai compris après, bien après que ce que j'avais quitté c'était aussi mon enfance...
Flyingdog a écrit :
Oui, mais les moins jeunes? c'est plus facile de partir sans attache, c'est facile de tout plaquer quand on a peu à plaquer et que la situation ne peut être que meilleure où que l'histoire ait lieu.


Plus facile? Je ne pense pas. "Sans attache" ne veut rien dire, on a toujours des attaches, ou alors c'est qu'on est orphelin et sans frères ni soeurs. :?


pardon, je n'étais pas claire... Je voulais dire "responsabilité" et "obligations". C'était pour appuyer la fin de ma phrase.
J'ai décidé d'être heureuse: ça m'arrange bien et ça n'ennuie (presque?) personne !
De tout facon vivre ailleures ne veut pas dire qu'on coupe tout contact avec la famille.

Je vois ma famille une ou deux fois par an.

Je ne suis pas disparu sans laisse de trace simplement demenagé.
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Bring our troops home.

England Till I Die.
libertad a écrit :ce qui me manque? la bouffe, les odeurs, j'ai beau être française un bout de moi est au mexique, et c'est d'autant moins facile que c'est une chose que je ne partage pas avec mes parents.

Aujourd'hui je suis heureuse ici, mais comme beaucoup de gens je me sens un peu tiraillée, mais ça m'aide souvent à voir où est l'essentiel, comme l'amour que j'ai trouvé. Maintenant j'ai surtout l'impression d'être un peu de nulle part.
ET puis aussi vu l'âge que j'avais j'ai compris après, bien après que ce que j'avais quitté c'était aussi mon enfance...

Certains membres de ma famille ont connu un parcours similaire (d'autres le connaissent encore) avec les manques et enrichissements que tu décris. Mais tous n'ont pas choisi de partir, c'étaient surtout leurs parents qui se sont inquiétés de leur avenir et ont préféré envoyer leurs enfants à l'étranger, certes dans la famille, mais aux environs de 10/11 ans.
Je ne serais pas un peu HS là? :arrow:
J'ai décidé d'être heureuse: ça m'arrange bien et ça n'ennuie (presque?) personne !
Ma prof d'italien au lycée, qui était une italienne d'origine, installée en France depuis 20 ans, disait qu'elle avait l'impression d'être étrangère partout. En France, parce qu'elle conservait un accent, et qu'il y avait encore des détails culturels qu'elle ne captait pas et en Italie, parce qu'elle ne vivait plus le quotidien de sa famille et de ses amis.

J'ai l'impression que c'est ça le plus dur à vivre... Comme le dit Libertad, les gens qui s'expatrient restent tiraillés entre deux réalités différentes.

Perso, à la fin de mes études, je suis partie pour un stage de 3 mois au Québec, parce que j'avais envie de vivre ailleurs, de connaître une autre façon de vivre... et j'ai choisi le Québec parce que ce pays m'attirait, un rêve, mais aussi parce que comme pas mal de français, je suis nulle en langues :?

J'ai adoré mon séjour (pas sur tous les points) les rencontres que j'y ai faite. Ce qui m'a manqué le plus au bout d'un moment, ce sont les vraies viennoiseries, les rues comme je les connaissais en France. C'est à peu près tout je crois.
Mais la différence, c'est que je savais que je restais pour un temps assez court.
Ca m'a donné l'envie d'y retourner pour découvrir un peu plus cet immense pays, mais pas pour m'y installer. Au contraire, ça m'a permis de savoir que j'aimais voyager et m'imprégner d'un pays, mais qu'avant tout j'aimais vivre en France.
Paski a écrit :J'ai l'impression que c'est ça le plus dur à vivre... Comme le dit Libertad, les gens qui s'expatrient restent tiraillés entre deux réalités différentes.


Je suis tout à fait d'accord. Quand je rentre en France, on me dit que j'ai pris un accent belge, et en Belgique on me dit que j'ai un accent français! ça me donne l'impression d'être de nulle part, plus de France, et pas de Belgique. Parfois c'est assez perturbant. :?

Et Pickles cat, tout le monde n'est pas à même de ne plus voir sa famille que 2, 3 ou 4 fois par an. Si je suis venue en Belgique, c'est parce que j'ai bien vu que mon homme serait incapable de ne plus voir sa famille au moins une fois toutes les 2-3 semaines, alors que moi je savais que je serais capable de voir mes parents une fois tous les x mois. ;)

Cherche Lea_rose désespérément...
Flyingdog a écrit :
Paski a écrit :J'ai l'impression que c'est ça le plus dur à vivre... Comme le dit Libertad, les gens qui s'expatrient restent tiraillés entre deux réalités différentes.


Je suis tout à fait d'accord. Quand je rentre en France, on me dit que j'ai pris un accent belge, et en Belgique on me dit que j'ai un accent français! ça me donne l'impression d'être de nulle part, plus de France, et pas de Belgique. Parfois c'est assez perturbant. :?

Et Pickles cat, tout le monde n'est pas à même de ne plus voir sa famille que 2, 3 ou 4 fois par an. Si je suis venue en Belgique, c'est parce que j'ai bien vu que mon homme serait incapable de ne plus voir sa famille au moins une fois toutes les 2-3 semaines, alors que moi je savais que je serais capable de voir mes parents une fois tous les x mois. ;)


C'est sure qu'on est en couple ca change les facons de voir les choses car on ne peux pas penser que de soit meme.

Quand je suis parti à 18 ans je n'avais pas les memes considerations que aujourd'hui. J'etais seule et pret à l'aventure. Maintenant je suis marier avec un francais et il faut que la decsion de demanger vient de lui car il à tout sa famille en proche banlieu.

Tant qu'il ne sens pas pret à partir je reste ici.
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Bring our troops home.

England Till I Die.
L'année que j'ai passé au Canada, j'ai eu l'impression que c'était une "bulle" que j'avais révé.
Que je m'étais couchée dans mon lit en France, endormie, que j'avais révé que j'étais à l'étranger, un long rêve hyper complet, et puis que je m'étais reréveillée chez moi le lendemain, tranquilement.

je suis partie de chez mes parents en laissant amis, famille, meubles, vêtements (on avait droit quand même à 60 kilos de bagages, à condition bien sur que ce soit dans 2 sacs seulement, et en comptant tous les cadeaux et souvenirs).
Quand je suis revenue, j'ai eu l'impression que rien n'avait changé sauf moi. Un peu comme si le temps s'était arrété quand j'étais au loin, et qu'il s'était remis à couler quand j'étais revenue.

ça m'a donné l'impression que j'avais évolué à vitesse lumière pendant un an, alors que les gens que je connaissais en France n'avaient pas vraiment évolué, changé, etc.
Donc clash avec certains amis: parce que nous n'étions plus sur la même longueur d'onde, parce qu'ils ne pouvaient rire à mes private jokes, parce qu'ils n'avaient plus les mêmes références, repères, priorités de vie...

Mais ça m'a beaucoup aidée à grandir, et à trouver mon identité propre. ça donne aussi une certaine confiance en soi et un sens des responsabilités, de la débrouillardise: quand on est à plus de 6000 km de chez soi, sans connaitre personne, on ne peut pas compter sur ses parents ou sur ses amis pour nous aider ou prendre les responsabilités à notre place. On n'est pas non plus jugé pour une appartenance à un quartier ou à un niveau social, ni pour ses gouts musicaux que les autres ne connaissent souvent pas (fin pour les trucs français dans notre cas précis), ni à ses fréquentations vu qu'on est seul: on est un étranger pour les gens qui nous entourent, tout est possible.

J'ai vraiment adoré cette expérience à l'étranger.

Je ne sais pas si je serais prete à repartir au Canada, mais pour y vivre cette fois: la vie active est trés trés différente de la vie d'étudiant, quel que soit le pays.

Fin bon, il y aurait tellement à raconter :)

Pour moi, c'est trés positif: mais s'expatrier, que ce soit pour une courte période ou pour la vie, à mon avis, ça cause des "évolutions" irréversibles dans la personnalité :lol:
L'année que j'ai passé au Canada, j'ai eu l'impression que c'était une "bulle" que j'avais révé.
Que je m'étais couchée dans mon lit en France, endormie, que j'avais révé que j'étais à l'étranger, un long rêve hyper complet, et puis que je m'étais reréveillée chez moi le lendemain, tranquilement.

je suis partie de chez mes parents en laissant amis, famille, meubles, vêtements (on avait droit quand même à 60 kilos de bagages, à condition bien sur que ce soit dans 2 sacs seulement, et en comptant tous les cadeaux et souvenirs).
Quand je suis revenue, j'ai eu l'impression que rien n'avait changé sauf moi. Un peu comme si le temps s'était arrété quand j'étais au loin, et qu'il s'était remis à couler quand j'étais revenue.

ça m'a donné l'impression que j'avais évolué à vitesse lumière pendant un an, alors que les gens que je connaissais en France n'avaient pas vraiment évolué, changé, etc.
Donc clash avec certains amis: parce que nous n'étions plus sur la même longueur d'onde, parce qu'ils ne pouvaient rire à mes private jokes, parce qu'ils n'avaient plus les mêmes références, repères, priorités de vie...

Mais ça m'a beaucoup aidée à grandir, et à trouver mon identité propre. ça donne aussi une certaine confiance en soi et un sens des responsabilités, de la débrouillardise: quand on est à plus de 6000 km de chez soi, sans connaitre personne, on ne peut pas compter sur ses parents ou sur ses amis pour nous aider ou prendre les responsabilités à notre place. On n'est pas non plus jugé pour une appartenance à un quartier ou à un niveau social, ni pour ses gouts musicaux que les autres ne connaissent souvent pas (fin pour les trucs français dans notre cas précis), ni à ses fréquentations vu qu'on est seul: on est un étranger pour les gens qui nous entourent, tout est possible.

J'ai vraiment adoré cette expérience à l'étranger.

Je ne sais pas si je serais prete à repartir au Canada, mais pour y vivre cette fois: la vie active est trés trés différente de la vie d'étudiant, quel que soit le pays.

Fin bon, il y aurait tellement à raconter :)

Pour moi, c'est trés positif: mais s'expatrier, que ce soit pour une courte période ou pour la vie, à mon avis, ça cause des "évolutions" irréversibles dans la personnalité :lol:
Nathouille a écrit :Quand je suis revenue, j'ai eu l'impression que rien n'avait changé sauf moi. Un peu comme si le temps s'était arrété quand j'étais au loin, et qu'il s'était remis à couler quand j'étais revenue.

ça m'a donné l'impression que j'avais évolué à vitesse lumière pendant un an, alors que les gens que je connaissais en France n'avaient pas vraiment évolué, changé, etc.
Donc clash avec certains amis: parce que nous n'étions plus sur la même longueur d'onde, parce qu'ils ne pouvaient rire à mes private jokes, parce qu'ils n'avaient plus les mêmes références, repères, priorités de vie...


C'est ce qui me fait peur... c'est pour ca que je veux rester ici!!!
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