J'ai vu que sur le forum, il y a des personnes qui ont quitté leur pays pour vivre ailleurs. Par exemple Pickles Cat, Delia, Céline7777 et sûrement d'autres que j'oublie.

J'aimerais savoir comment on prend la décision de quitter son pays pour vivre ailleurs, comment ça se passe quand on y est , quelles difficultés on rencontre (administratives, humaines, regard des autres, langue...), qu'est ce qui manque le plus (famille, amis, nourriture, climat, qualité de vie), qu'est ce que vous appréciez le plus... que votre "exil" soit temporaire ou définitif.

Si vous connaissez la question parce que vous vivez cette situation, ou que vous vivez avec quelqu'un qui a quitté son pays, si quelqu'un de votre famille est dans ce cas, n'hésitez pas à témoigner aussi. ;)
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Bon, puisque je suis citée, je vais m'exprimer :D

:arrow: La décision de partir:
Dans mon cas, c'était par ras-le-bol. J'ai été longtemps rejettée à cause de ma différence, et j'ai fini par étouffer dans un système (collège et lycée) qui ne me convenait pas, mais il n'y avait rien à faire... Juste l'éternel "passe ton bac on verra après".
Mais le problème c'est que j'avais pas de but dans la vie, je savais pas quoi faire, et surtout pas de motivation du tout.

Je voulais juste respirer, j'avais besoin de voir quelquechose de différent, c'est pour ca que je suis parti pour un an comme étudiante d'échange dans un lycée finlandais. Cela fait plus de 7 mois et demi que j'y suis et je rentre le 27 ou 28 juin.

:arrow: Les difficultés:
La première c'est le fait de devoir l'expliquer aux autres: "pourquoi tu pars?", "pourquoi la Finlande?", et surtout "ca va te servir à quoi?"... Dans ma famille aussi bien que au lycée, on se heurte à l'incompréhension... Mes profs m'ont dit que j'allais perdre une année, que ca ne servirait à rien etc... Ma famille voyait ca comme une dépense inutile et un caprice, et certains n'y croyaient pas jusqu'à ce que je fasse ma valise. Mes vrais amis ont été plus ouverts et ont comprit l'intérêt de ma démarche (aujourd'hui certains me demandent même comment s'ils peuvent le faire aussi)...

Ensuite, je suis descendue de l'avion à Helsinki, j'ai rencontré ma famille d'accueil pour la première fois, car je n'avais eu que des contacts par mail avant ca, ils ne parlent pas bien anglais et les premiers temps, c'était impossible de communiquer car je ne parlais pas finnois du tout.
Et puis il a fallu aller à l'école... et là, je me rends compte à quel point la Finlande était un bon choix: c'est le pays spécialiste des échanges internationaux par excellence: ma prof principale m'a beaucoup aidé à faire mon emploi du temps, j'ai du me faire des amis, aller vers les autres, oser, car les finlandais sont réputés pour leur timidité, le tout en anglais...

Le climat.... déprimant quelquefois, on est en avril et il y a toujours une bonne couche de neige, même s'il fait 1 ou 2 degrés... On est bien loin des 30 degrés sous zéro de janvier! Mais j'ai fait des choses que j'aurais jamais pu faire en France: plonger dans un lac gelé, camper dans la forêt par -15... Et puis, en décembre il fait jour 4h, en juin il fait nuit pendant seulement 4h...

:arrow: Je n'ai pas eu à m'occuper des formalités, l'association s'est occupé de tout. Le regard des autres, je m'attendais à autre chose, car en Finlande, les échanges sont tellement "normaux" qu'au lycée je n'avais rien d'une "bête de foire" (pas comme dans les écoles francaises dès qu'il y a des corres :? ), et dans la vie de tout les jours, dans les magasins, les gens sont très compréhensifs et la plupart parle anglais.

Les prix sont plus élevés et je dois dire qu'il faut que je fase attention à ce que je dépense, car ca va vite: je suis venue avec 20kg de bagages (c'est la limite autorisée) pour un an, donc j'ai du refaire ma garde-robe, acheter des sous-vêtements pour l'hiver finlandais :lol: .

:arrow: Ma famille ne me manque pas trop, c'est bizarre... Au début un peu, puis après on rentre dans la routine et on s'y fait. Ma mère m'appelle de temps en temps, on s'échange des mails, j'envois des lettres à ceux qui n'ont pas internet, mais je n'y raconte jamais ma vie, car j'ai fait un blog exprès pour.
Mes amis, je les croise sur msn pour la plupart, mais j'envois des cartes (voire des colis) à ceux qui me ont très proches.

Par contre la nourriture... ah les PATATES, j'en mangerai plus jamais des PATATES! Et j'ai acheté des tonnes de haricots, ca fait 7 mois que j'en avais pas vu (j'en avais rêvé seulement), et le salmiakki, ils appellent ca une confiserie alors que c'est du chlorure d'ammonium pur: j'ai fini par aimé, tout comme le pain de seigle et le porridge qui va avec.

:arrow: Je suis plutôt contente du fait que ce séjour soit temporaire, même si j'ai déposé un dossier pour étudier ici l'année prochaine... j'aurais tant de choses à raconter en revenant...
Mais je risque d'être en décalage, je parle plus francais, je fais plus la bise à personne, je mets plus les deux mains sur la table quand je mange, et le sauna risque de me manquer :cry:

Et puis il y a les autres étudiants de l'association qui se trouvent dans la même ville que moi: italiens, allemand, japonais, chiliens, belges, costaricains, australiens, canadiens... Mes amis finlandais, dont certains sont d'ex-étudiants d'échange, et dont certains partent l'année prochaine pour des échanges, au Brésil, en Australie, en Équateur... Et puis ma famille d'accueil...
C'est quelquechose de vraiment magique d'être assis dans un café avec des gens qui viennent de partout: personne ne parle la même langue, on échange en anglais, en finnois, en francais, en espagnol... j'ai commencé à apprendre l'espagnol ici et je le parle presque aussi bien que l'allemand à force de pratiquer.

J'ai du harceler mes parents deux bonnes années avant qu'ils me prennent au sérieux et je crois qu'ils ne regrettent pas... D'ailleurs, je crois que je ne les remercierai jamais assez.

J'ai été très longue, mais je pourrais en parler pendant des heures...
Je peux laisser l'adresse de mon espace msn pour ceux qui veulent en savoir plus.

Voilà... Bravo à ceux qui ont tout lu!
---
Patty a écrit :J'aimerais savoir comment on prend la décision de quitter son pays pour vivre ailleurs, comment ça se passe quand on y est , quelles difficultés on rencontre (administratives, humaines, regard des autres, langue...), qu'est ce qui manque le plus (famille, amis, nourriture, climat, qualité de vie), qu'est ce que vous appréciez le plus... que votre "exil" soit temporaire ou définitif.


Hum, ça c'est une bien vaste question, je vais essayer de répondre sans trop partir dans le décor.

Bon, moi mon chéri est belge, et pendant 1 an 1/2 on a vécu une relation à distance où on se voyait une à deux fois par mois, pendant le week-end. Quand on a été sûrs de nos sentiments l'un envers l'autre, on a commencé à envisager la vie à deux. Ce qui impliquait que l'un de nous deux quitte son pays et s'installe à vie dans un autre pays.
Après de longs débats, j'en suis arrivée à la décision de venir vivre en Belgique. Lui était trop attaché à sa famille, il avait un emploi ici, et puis j'aurais une vie meilleure en quittant la région parisienne (capacité d'avoir sa propre maison alors qu'en région parisienne les maisons sont à prix d'or, moins de stress, universités de niveau mondialement reconnu et donc meilleur diplôme, etc). Je précise que c'est vraiment moi qui ai pris la décision, lui ne m'a pas forcée du tout ni rien.

Quand j'ai quitté la France ça a vraiment été un crève-coeur, car j'ai tout perdu en quelque sorte: mes amis, ma famille, la petite ville dans laquelle j'avais toujours vécu, le cadre culturel français, même une partie de mes droits de citoyenne... Et je me suis retrouvée dans un pays où je ne connaissais que mon compagnon et sa famille. J'ai dû tout "refaire": j'ai dû me faire de nouveaux amis, apprendre le cadre culturel belge, apprendre à ne plus parler comme en France (il y a un tas de mots ici qu'on ne dit pas en France, sauf peut-être à la frontière), apprendre à perdre son accent dans mon cas (maintenant j'ai un ptit accent belge, je parle avec des intonations typiques du coin), et surtout apprendre à entendre très souvent des tas de critiques sur les français. Les belges (enfin les wallons dans mon cas) en ont tellement entendu sur leur compte avec les blagues à la c*n qu'on entend en France qu'ils se vengent, et bien souvent sur les français du coin. Au début quand on est très fragile après son arrivée, c'est très dur à encaisser. Puis on s'y fait, même si parfois on en a quand même sacrément ras le bol. Par exemple la semaine passée, sur mon lieu de stage, mes collègues se sont mis à raconter un tas d'horreurs sur les français juste devant moi.
Les français ont une réputation catastrophique à l'étranger, et ceux qui viennent de région parisienne encore plus, donc c'est pas très facile à vivre ça.

Au niveau administratif... pffff, moi ça m'a donné des envies de meurtre. J'ai mis 1 mois 1/2 à obtenir ma carte de séjour, ce qui est un frein à la vie en Belgique quand on arrive. Car sans cette carte, pas d'avis de domiciliation, et sans avis de domiciliation, pas d'inscription à l'université dans mon cas, pas de création de compte bancaire, pas de sécurité sociale, etc. De plus, en tant qu'étudiante je n'ai droit qu'à une carte de séjour valide un an, ce qui veut dire qu'à chaque échéance je dois me débrouiller pour avoir une matinée de congé afin de la faire renouveler. A l'administration ils n'envoient pas de convocation, et ne délivrent pas de petit certificat afin de prouver que l'on fait renouveler sa carte. J'ai donc dû rater une matinée de stage cette année, et l'an prochain je devrai rater une matinée de cours. Car en plus, si on ne fait pas renouveler sa carte de séjour à temps, c'est nous qui sommes en tort, et même si c'est assez rare on peut se faire éjecter hors du pays pour situation irrégulière.

De même, avant de partir j'ai dû ramer aussi auprès de l'administration française, car il me fallait un certificat de nationalité (ou un truc dans le genre) délivré par le tribunal de grande instance de mon département, j'ai dû expliquer que je m'en allais à la sécurité sociale et les gens savaient pas quoi faire dans ce cas-là, j'ai dû aller aux impôts, j'ai fait des démarches auprès de ma banque afin de savoir quoi faire, enfin vous voyez le b*rd*l.

Ce qui m'a énormément manqué au début, c'est forcément ma famille et mes amis. Maintenant moins, je me suis habituée à ne les voir que 3-4 fois par an pendant une semaine. Ce qui me manque toujours, c'est le cadre de référence français: je ne connais aucun français ici, et discuter de la situation de la France avec un belge, c'est totalement différent d'une discussion avec un concitoyen. On a pas les mêmes références, ni la même compréhension de ce qui se passe en France.

Ce que j'aime ici, c'est la dérision dont les belges peuvent faire preuve envers eux-mêmes, ils ont un sacré sens de l'humour qui rappelle assez l'humour anglais (le nonsense). J'aime leur simplicité (rien à voir avec la région parisienne où les gens font tout pour avoir l'air sophistiqués), leur façon de parler, le fait qu'ils ne laissent pas mourir leur folklore et qu'ils l'entretiennent, leur ouverture d'esprit (ici le mariage gay existe, la prostitution n'est pas un délit et il y a des maisons de passe où les filles sont un minimum protégées, l'euthanasie est autorisée, ici on discute avant d'envoyer les CRS, il y a une réelle culture du compromis).
J'aime aussi les marchands de gaufre qu'on trouve un peu partout, les pralines, les frites des barraques à frite, les produits biologiques qu'on trouve facilement, idem pour les produits écologiques et la nourriture bio et végétarienne.

Ce que je n'aime pas, c'est cette coupure profonde entre flamands et wallons. C'est comme si il y avait deux pays plutôt qu'un, ce qui est très surprenant pour un français car chez nous le pays est tout de même assez homogène.

Et euh voilà. J'ai essayé de résumer ma pensée, je suis pas sûre que ça se voit trop.... 8-[

Cherche Lea_rose désespérément...
Flyingdog a écrit :
Patty a écrit :J'aimerais savoir comment on prend la décision de quitter son pays pour vivre ailleurs, comment ça se passe quand on y est , quelles difficultés on rencontre (administratives, humaines, regard des autres, langue...), qu'est ce qui manque le plus (famille, amis, nourriture, climat, qualité de vie), qu'est ce que vous appréciez le plus... que votre "exil" soit temporaire ou définitif.


Hum, ça c'est une bien vaste question, je vais essayer de répondre sans trop partir dans le décor.

...
Et euh voilà. J'ai essayé de résumer ma pensée, je suis pas sûre que ça se voit trop.... 8-[


C'est vrai ca, difficile de répondre sans étaler...

Il y a juste une chose que je ne comprends pas, pourquoi as-tu besoin d'une carte de séjour? Avec un passeport francais (je crois qu'avec une carte d'identité c'est plus difficile), il te suffit de déclarer ta présence aux autorités...
---
Merci à vous deux, je trouve vos expériences super intéressantes ! :D

J'ai failli, il y a plusieurs années, partir en Pologne pour y vivre avec celui que j'aimais et qui était là bas. Mais je ne l'ai pas fait et, avec le recul, je crois que j'ai bien fait, je ne sais pas si j'aurais supporté cette vie totalement différente...

Pour Flyingdog : as tu eu des doutes à certains moments ? L'envie de tout plaquer et de rentrer ?

Pour Delia : Est ce que tu appréhendes un peu de revenir et la vie que tu vas retrouver ?

Je précise que ce sujet est aussi pour ceux qui ont changé de région sans changer de pays, ou bien nos compatriotes des DOM TOM qui ont rejoint la métropole ou l'inverse, comme Ladyblue (à qui je fais un gros bisou en passant ! :D )

En tout cas merci à Delia et Flyingdog d'avoir autant développé, je vous ai lues comme un livre ! :D
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Patty a écrit :Pour Delia : Est ce que tu appréhendes un peu de revenir et la vie que tu vas retrouver ?


Pas vraiment, parce que je me dis que cela ne pourra pas être plus difficile que ce que j'ai déjà vécu au niveau adaptation...

Par contre, j'ai un peu peur que les gens, et ma mère en particulier, me disent que j'ai changé... je me sens vraiment différente comme si tout à coup j'avais plus de valeur (je sais, cela sonne bizarre).

Et puis il y a le fait d'être à côté de la plaque, j'ai été absente toute l'année, j'ai pas suivi l'actualité de ma famille et de mes amis, je risque de me sentir exclue au début... Et j'imagine les "alors c'était comment?" auquels je ne pourrai pas répondre (je peux pas résumer un an en une réponse)...

Mais je sais que mon expérience n'est pas terminée, car il y a des départs de francais vers l'étranger en juillet-août et aussi des accueils d'étudiants étrangers, donc je serai encore un peu dans le bain.

Ce qui me préoccupe pour le moment c'est le permis que je dois passer en juillet, et surtout de savoir ce que je vais faire l'année prochaine si je ne peux pas étudier en Finlande...

En tout cas merci à Delia et Flyingdog d'avoir autant développé, je vous ai lues comme un livre !


Merci à toi d'avoir ouvert le débat! :D
---
Delia, dans l'union européenne pas besoin de passeport, ta carte d'identité suffit... à condition que tu sois toujours résident dans ton pays d'origine. Moi je suis officiellement domiciliée en Belgique, et je ne peux l'être qu'en ayant une carte de séjour. Contrairement à toi, je ne suis pas une étudiante partie pour un certain temps dans un pays étranger, j'y vis et j'y resterai (en principe) toute ma vie; d'où la nécessité d'une carte de séjour. ;)

Pour Flyingdog : as tu eu des doutes à certains moments ? L'envie de tout plaquer et de rentrer ?


Oui, les 5 premiers mois ont été très très durs et plus d'une fois j'ai eu envie de revenir en France, revoir tout le monde, retrouver ma vie habituelle. Puis j'ai enfin été acceptée par ceux de ma classe (à la base ils se connaissaient tous et étaient donc fort méfiants envers quelqu'un d'extérieur, d'autant plus si c'est une française), et là j'ai fini par m'habituer définitivement à ma nouvelle vie.
Par moments j'ai des sortes de "crises" de mélancolie, où je repense à mon ancienne vie, mais ça finit toujours par passer. Je ressens surtout ce sentiment quand je reviens de France, ou quand j'y vais, et que je découvre que la vie a changé en mon absence (forcément, mais bon). Là je me rends compte que je ne fais plus vraiment partie de la vie des gens que j'aime, que je suis quelqu'un un peu en marge de leur vie. Et là ça fait toujours un peu mal. :(

Voilà voilà. ;)

Cherche Lea_rose désespérément...
Je suis venue en France en 1985 à l’age de 18ans. J’étais entre l’école et l’université et en Angleterre presque tous le monde arrête un an soit on travaille ou on voyage. C’est du repos après 13 ans d’école.

Pourquoi la France, j’avais envie de revisiter Paris (voyage scolaire déjà fait à l’age de 13 ans) et c’était proche de l’Angleterre et pas cher le voyage.
J’ai décidé de reste pendant 1 an et travailler avec les enfants.
Je suis encore ici 21 ans après et je ne suis jamais retourner faire mes études.

C’était très dur au début (c’est encore parfois mais bon) – je ne parlais pas français, je n’avais pas de Sécurité Sociale, pas carte de séjour, pas amies et pas de travail. Les gens etaitent souvent froids et hautaine avec moi. C’est le seul pays je connais ou les femmes regarder une autre femme de haut en bas. Au début je trouvais ça rigolo (Je précise que je faisais 56 kg pour 1m65 pendant les quatre premieres années) plus tard ça me faisait rire moins mais ça c’est une autre histoire.

Les administrations sont le pire, tu as beau a leur amenait tout les papiers sur la liste mais il faut toujours encore quelque chose. Il n’y a aucun flexibilité et rarement l’humanité.
Pour ma première carte de séjour il me fallut près de 2 semaines de visites quotidiennes pour l’obtenir.
Faut prendre ça comme un jeu mais c’est lamentable comme même. :evil:

Mes amis sont des étrangers comme moi pour la vaste majorité. C’est très difficile de rencontrer des français et quasi-impossible de faire des vrais amis. Ils se connaissent depuis l’école ou l’université et ne cherche pas d’en faire d’autres amis.

Je n’ai jamais fait des cours de français. J’étais censée aller à l’Alliance française mais en tant que jeune fille au pair je gagné que 1200 frf est le mois coûter 900 frf – trop cher pour moi car sans aide de mes parents. J’appris moi-même dans la rue avec les étrangers. (C’est pourquoi je fais autant de fautes).

Ma famille ne m’a jamais manque, mes amies venaient me voir quand il pouvait (tout le monde avait envie de venir à Paris). Je ne me suis pas retourner en Angleterre pendant les 2 premières années faute de moyen.

Ca me manque l’ouverture d’esprit envers les personnes « differentes » et le racisme au quotidien, le choix de produits bio et écologique pas cher dans les supermarchés normaux. :cry:

Ce qui me manque aussi c’est la liberté de sortir toute seule sans qu’on m’emmbete. C’est pareil dans un bar ou au restaurant. Des que je veux boire une bière le soir il faut que j’aie au pub. La bas il y a plein de filles anglaise ou irlandaise qui vont pour être tranquille.

Le climat ne change pas vraiment, sauf la chaleur malsaine en été.

Je mange comme en Angleterre, simple et tôt. Je n’arrive pas à manger le soir après 21.00. Quand je ne travail pas je mange vers 18h, 18h30. Je n’aime pas la grande cuisine française, trop de viande et trop riche en sauce.

Ce que je préfère le plus c’est la richesse de la langue française, la littérature française et l’histoire de la France. J’aime beaucoup les villages et les paysages que j’ai découvertes pendants mes séjours en France. C’est vraiment un très beaux pays. Les marches de fruit et de fleurs, si beau les étalages. Les traditions et les langages dans les régions.

Mais plus de tout c’est la gentillesse le plus inattendu des personnes que je croise dans ma vie de tous les jours.


Je ne sais pas si c’est ça que tu cherchais mais c’est dur de faire court. J’ai quoi en écrit un roman après tout ces années.
:lol:
==============================
Bring our troops home.

England Till I Die.
Oui, oui, c'est bien ça que je cherchais, voir comment on fait pour vivre loin de chez soi, les difficultés qu'on rencontre et pourquoi on reste. Ou dans le cas de Delia, si on a envie de repartir après ! ;)

Merci beaucoup ! :D
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Patty a écrit :Oui, oui, c'est bien ça que je cherchais, voir comment on fait pour vivre loin de chez soi, les difficultés qu'on rencontre et pourquoi on reste. Ou dans le cas de Delia, si on a envie de repartir après ! ;)

Merci beaucoup ! :D


Pourquoi je reste maintenant est simple. Il y a 10 ans j'ai rencontrer l'homme qui est devenu mon mari.

Si ce n'etait pas pour lui j'aurais parti il y a très, très longtemps :lol:

Il y a beaucoup plus des choses contre que choses pour mais l'amour rendre les choses plus facile à supporter.
==============================
Bring our troops home.

England Till I Die.
A moi ... :P

Entre mes 5 mois et mes 9 ans j'ai fait la navette entre la France et l'Italie. Parfois ce n'était que pour 5 ou 6 mois et d'autres fois pour 2 années successives !
Donc bien sûr ce n'est pas moi qui a pris cette décision d'une telle vie.

Au niveau administratif c'est simple,j'ai la double nationalité,la double sécurité sociale etc...

Sinon pour l'école,c'était pas évident,non pas concernant l'enseignement ,même si je faisais d'énormes fautes d'orthographes ! Au fur et à mesure je m'adaptais et me réadaptais à la langue,à la méthode d'enseignement,au niveau d'exigence,à la relation avec professeurs etc...
Non le plus dûr c'était la relation que j'avais avec mes autres camarades d'écoles,j'étais toujours l'étrangère,la ptite nouvelle,un peu mystérieuse (hyper timide),parlant avec un drôle d'accent...Voui celle qui vient de la tour eiffel ( :lol: ) ou celle qui vient du pays des pâtes ! Alors je ne vous raconte pas toutes les fois que l'on se moquait de ma prononciation pour certains mots :roll:

Mes parents me manquaient beaucoup mais je ne les connaissais pas plus que ça,donc je rêvais d'eux mais sans plus...sinon c'était mes amis qui me manquaient énormément,j'ai commencé très tôt à écrire des petites lettres à mes amis de très très loin...Vive les timbres que j'ai du acheter !

Côté bouffe (zut c'est important quand même :P ) quand j'étais en Italie les viennoiseries françaises me manquaient ainsi que le camembert ,et en France je repensais aux bonnes pizzas et aux brioches qu'on me donnait à l'école lol Mais Dieu merci ma grand mère ramenait toujours du camembert (et par dizaines ! lol) de la France ! :lol:

Et puis c'est sur que certains repères nous manquent...comme le rythme de vie,ces deux pays sont peut être frontaliers mais assez différents tout de même ! Surtout au niveau des horaires des cours (Italie 8h30-13h30) et des vacances scolaires etc...Ma culture générale est incomplete que ce soit du côté français que du côté italien etc...On se sent vite à la masse...mais bon...quel expérience ! :D A présent je n'ai pas peur de découvrir autres choses ,autres personnes...je sais que je pourrais m'adapter plus ou moins vite...je suis une femme caméléon :lol:

Mais maintenant que j'ai vécu ces aller-retour ,toutes ces différences,je préfère rester et bien "m'enraciner" en France ,même si de par ma formation,j'ai toujours un pied ailleurs ;)

Voilààààà

Bisous :oops:



Patty a écrit :
Si vous connaissez la question parce que vous vivez cette situation, ou que vous vivez avec quelqu'un qui a quitté son pays, si quelqu'un de votre famille est dans ce cas, n'hésitez pas à témoigner aussi. ;)


Dis moi Patty,c'est toi qui fait les annonces pour "ça se discute"?? :lol: :lol:
Vanee a écrit :
Patty a écrit :
Si vous connaissez la question parce que vous vivez cette situation, ou que vous vivez avec quelqu'un qui a quitté son pays, si quelqu'un de votre famille est dans ce cas, n'hésitez pas à témoigner aussi. ;)


Dis moi Patty,c'est toi qui fait les annonces pour "ça se discute"?? :lol: :lol:


Ah non ! :lol: Moi je fais des annonces de marchés publics ! :lol: Mais je peux toujours me recycler si j'ai envie de changer de job ! ;)

Merci aussi à Vanee ! :D
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Patty a écrit :J'ai vu que sur le forum, il y a des personnes qui ont quitté leur pays pour vivre ailleurs. Par exemple Pickles Cat, Delia, Céline7777 et sûrement d'autres que j'oublie.


Oui il y a moi aussi !! meme si je suis toujours en "France" mais à 8000 kms ! J'ai quitté la Métropole en 1998, j'ai vécu d'abord à St Martin une ile à 400 km au nord de la Guadeloupe et maintenant en Guadeloupe.

Vivre ailleurs a toujours été pour moi un rêve que j'ai accompli. Je me suis dit autant le faire maintenant autant partir car la vie est trop courte. J'avais envie comment on pouvait vivre dans les iles...

La vie n'est pas différente de celle de la France, administrativement c'est la meme chose, je cotise à la Sécu, je paye des impots, j'ai l'ADSL et je regarde Canal Sat. Mais je n'avais pas tout ça avant... La seule différence avec la France et ici c'est la météo, du soleil et de la chaleur toute l'année et une qualité de vie bien meilleure...
Il y a certes des greves, des conflits, mais je ne vis cela qu'en spectatrice, de loin...

La seule chose qui me manque c'est mes plus proches amies... qui sont en Métropole. Ici j'ai des difficultés à me faire des amies... (mais je suis plutot renfermée)

Pour celles ou ceux qui auraient envie de tout quitter, il faut foncer et partir avec un peu d'argent de coté (on ne sait pas ce que la vie nous réserve). Il faut :
:arrow: Ne pas etre trop attaché à sa famille proche (parents, grands parents, freres et soeurs)
:arrow: Etre ouvert d'esprit (parfois la facon de vivre des iles peut choquer)
:arrow: S'adapter facilement et accepter les différences.

Si j'étais celibataire... je serais bien partie vivre ailleurs, au Canada ou bien les States un grand reve pourquoi pas ?
Mieux vaut faire envie que faire fuir !!
Patty a écrit :Je précise que ce sujet est aussi pour ceux qui ont changé de région sans changer de pays, ou bien nos compatriotes des DOM TOM qui ont rejoint la métropole ou l'inverse, comme Ladyblue (à qui je fais un gros bisou en passant ! :D )D


Je ne t'avais pas oubliée Ladyblue ! :D :kiss:
Merci aussi pour nous avoir apporté un peu du soleil de la Guadeloupe ! :D
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
up up up!!!

Je vais peut-être jouer les égoïstes, mais il m'intéresse ce post, ze veux, pardon.... ze voudrais :D plus de témoignages!
---
Répondre

Revenir à « Discussions, débats »