Même si le débat a dévié, on a parfois besoin de cela pour remettre les choses en place.
Qu'y a-t-il de si différent avec ceux qui prônent la peine de mort (qui n'existe plus en France) ou la mutilation sexuelle ? (qui n'existe pas non plus d'un point de vue légal)
Il n'est pas question d'oublier ceux qui ont subi un pédophile ou leurs familles. Mais on ne peut pas, même avec passion, même avec une haine bien compréhensible, discuter d'un sujet en proposant des solutions impossibles. On ne fait rien avancer pour les victimes justement.
Ce qu'il faut, ce sont des solutions réelles, qui prennent en compte le mal fait aux victimes et protège au maximum d'autres victimes potentielles.
Pour ma part, je considère que la pédophilie n'est pas un crime ordinaire, mais qu'elle relève d'une pulsion déviante. De ce fait, elle me semble relever de la psychiatrie et j'ai du mal à admettre qu'on traite les pédophiles comme des personnes normales. Mais en fait ça vaut mieux. Si on les considérait comme des malades mentaux, ils seraient alors jugés "non responsables de leurs actes". Ca ne serait pas mieux...
Le souci c'est que la justice n'est pas armée face à ce genre de problème qui ne relève ni d'un individu sain, ni d'un individu malade mental (pour le moment). Elle est bloquée car en fait, la justice est faite pour des gens "normaux" qui ont un jour pété un câble et commis un ou plusieurs actes dont ils ont conscience.
Voilà aussi pourquoi il est si difficile d'assurer une défense.
Un pédophile a-t-il réellement conscience de ce qu'il fait ? Peut-il lutter contre ses pulsions ? Dans ce cas ne devient-il pas un malade mental potentiellement dangereux pour autrui ? La solution n'est-elle pas de protéger la société en mettant ces personnes dans des structures spécifiques ? (et en tout cas en ne les libérant pas quand le risque de récidive est estimé à 120% et que le pédophile affirme qu'il va recommencer

).