Animaux: il faudra payer l'enlèvement des cadavres
Les particuliers devront à partir d'aujourd'hui payer obligatoirement, entre 50 et 150 euros, l'enlèvement des cadavres de leurs animaux domestiques à moins qu’ils ne les enterrent au fond de leurs jardins. Depuis 1997, l’Etat français assumait la prise en charge de la totalité des animaux morts, quel que soit leur détenteur et le lieu où ils se trouvaient. Mais un décret publié au Journal Officiel de 29 septembre, poursuivant la réforme déjà entreprise du Service public de l’équarrissage (SPE), stipule que la prise en charge par l’état se limite désormais aux animaux morts dans les exploitations agricoles, ceux considérés comme d’intérêt public (animaux contagieux ou ceux vivant dans les refuges) ou les équidés (chevaux, poneys, ânes) se trouvant des les haras, centres hippiques ou centres d’entraînement. En revanche, les propriétaires de tous les animaux morts dans un domicile, collectés dans les cabinets, cliniques vétérinaires ou laboratoires devront payer, en plus de la facture des vétérinaires, pour voir collecter les cadavres. En France, le SIFCO estime que cela a concerné quelque 4 millions d’animaux en 2004, dont 1.9 millions de chats et de chiens. Environ 60% des chiens et chats sont enterrés par leurs maîtres dans des jardins ou des lieux spécialisés comme le célèbre cimetière des chiens d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Mais 40% - soit environ 700 000 – étaient collectés sous l’égide du SPE, par les équarrisseurs pour être incinérés, individuellement ou collectivement, dans les 35 centres de crémation pour animaux familliers que compte désormais la France.
Article paru dans Le Bien Public du samedi 1er octobre 2005
