ClauBreizhPolska a écrit :Je ne sais pas ... envie d'en finir avec ces chocs qui m'occasionnent des blocages, en fait je cherche une solution pour poser mes valises trop lourdes.
Pour répondre à ta question, le corporel non car je ne suis pas à l'aise du tout avec mon corps.
Le créatif est exploité par le biais de mes tricots, crochets, etc . Mais je ne me fais pas réellement "du bien" dans cela puisque je dois avoir un but : en clair si ça n'est pas pour offrir à un proche je ne parviens à rien créer.
C'est bien mon souci, je ne sais pas penser à moi, je n'y parviens pas.
Forme d'auto-punition selon mon psy.
En tous cas j'en ai marre de voir les années passer et pas d'évolution.
Peut-être que cela parviendrait à relancer quelque chose d'aller vers une approche où tu contrôles moins ce que tu exprimes, d'autant plus si tu as investi une approche intellectuelle des émotions (par ta formation, par des lectures, etc).
Quand je dis corporel, créativité, c'est pas forcément utiliser directement son corps dans son entièreté ou nécessairement créer "quelque chose", c'est laisser venir un truc, ayant une forme ou non, agréable ou déplaisant, et se laisser aller à imaginer quelque chose autour, se laisser surprendre ou déranger par ce qui émerge (on est loin de la dimension esthétique). Ça peut se passer en toutes circonstances et même seulement en soi (des pensées par exemple), mais en thérapie ce qui change, c'est qu'on l'adresse à quelqu'un de formé à le recevoir et dans cette rencontre là on en fait quelque chose.
Il y a aussi le groupe qui peut aider à se décaler des discours dans lesquels on se sent parfois enfermé (les nôtres je veux dire), s'il est bien mené. (Passés les premiers temps de "parano" et d'inhibition qu'on a souvent quand on pense à s'ouvrir à un groupe ^^)
Mais il y a une foule d'approches existantes avec de tout et de rien, avec un coût certain également, il faut trouver conseil pour s'orienter, et ce n'est pas facile... Et puis très peu de règles générales en la matière, en dehors de l'éthique du professionnel qui est indispensable.
En ce qui me concerne, ça ne me fait pas "du bien" au sens où on l'attend et l'entend en général. Je trouve ça dur, laborieux, rude et parfois cruel. J'ai souvent l'impression que c'est un immense travail de perte (et quand je déprime , j'ai tendance à trouver que rien ne bouge et je vois toujours ça comme un travail de perte...mais de temps et d'argent

). Ça me fait du bien, mais autrement, et différemment du bien que je peux dire ressentir en sortant de la piscine ou après avoir discuté avec une amie. En revanche il y a des activités qui me font "du bien", et ça peut être une autre piste à explorer! Ce n'est pas pareil mais ça me paraît tout autant
important de vivre des expériences plaisantes au quotidien.
Comme je l'ai dit, j'ai envie de t'encourager à écrire, sans vouloir anticiper de l'effet positif ou négatif que ça puisse avoir, en essayant de lâcher prise là dessus. Tu te donnes un petit temps et tu te laisses sentir ce que ça te fait (indifférence, plaisir, douleur, surprise, ennui, etc) , sans forcément trop chercher à le comprendre. Et peut-être que ça peut être intéressant d'en parler avec ton psy ensuite, sur ce que ça te fait vivre.
Tu verras bien si tu te sens l'élan, laisse toi faire.
Bon j'ai encore écrit un roman, mais c'est ce que j'avais envie de te dire, je sais bien que ça ne répond pas directement à la question d'écrire sa vie, mais à chaque fois ça me fait écho à d'autres questions.
Bon courage