Bonsoir,
Je m'adresse à vous car j'ai besoin de parler, de me confier...à défaut de pouvoir le faire avec quelqu'un de mon entourage.
Je suis passée par des hauts et des bas depuis quelques années maintenant. J'arrive en général à me sortir des moments sombres de ma vie, notamment par rapport à l'aide morale de ma seule amie. Nous nous connaissons depuis longtemps maintenant.
Cependant, depuis quelques temps, je ne lui parle plus de certaines choses alors que je suis en dépression et que je passe par des phrases très compliquées.
Je suis dans cet état car j'ai vécu un harcèlement moral à mon travail qui m'a amené à être arrêtée durant quelques mois. Personne dans mon entourage personnel ne l'a su...Sauf mon amie et une ancienne collègue. J'ai un traitement pour mieux passer le cap. J'ai changé de lieu de travail pour échapper à la situation dans laquelle j'étais mal à cause de la quasi totalité de mes collègues (je tiens à préciser que je ne suis pas la seule à avoir subi un harcèlement moral qui a conduit à un départ) et de ma hiérarchie qui a préféré fermer les yeux pour éviter les problèmes avec ceux qui créaient les problèmes (ce n'est pas faute d'avoir tiré le système d'alarme plusieurs fois auprès de ma hiérarchie et de leur expliquer tout ce qui se passait).
Au niveau de mon nouveau poste, ça se passe bien mais je n'arrive plus à m'investir personnellement auprès de mes nouveaux collègues comme je l'aurai fait auparavant.
Je ne suis plus épanouie dans ma vie. Je suis vide, j'ai le regard triste, éteint, voire presque mort. Je ne ressemble plus à rien.
Ma seule amie refait sa vie et j'en suis ravie car elle le mérite plus que tout. C'est une femme en or.
Mais ces derniers temps je ne peux plus lui parler, je n'y arrive plus car elle m'a fait comprendre qu'il fallait regarder autour de soi et voir qu'il y a plus malheureux ailleurs. Donc que je ne devais plus me plaindre. Ça, je le sais.
Mais ça m'a fait mal. Je ne lui en ai rien dit. Depuis quelques temps, je fais aux yeux de tout le monde ce que je n'aime pas : je dissimule et je mens car les gens ne savent plus écouter, ont leurs propres problèmes et leurs propres vies. Donc leur rajouter mon fardeau de vie de merde ne serait pas "sympa" de ma part.
Je me renferme. Je pleurs la nuit tombée à l'abri des regards et quand tout le monde dort. Mais le mal est là et il ronge.
J'ai parlé de tout ça à mon médecin généraliste. Je lui ai demandé une ordonnance pour consulter un psy (dû à ce qui s'est passé à mon travail avant) pour éviter que ça me coûte un bras mais je ne trouve pas de psy qui ne soit pas en dépassement d'honoraire. J'ai des charges lourdes au mois. Lui m'a donné des adresses mais les médecins sont pris d'assaut et ne prennent plus de nouveaux patients.
Le moral est bas car je traîne des fardeaux anciens en plus de ce problème de harcèlement et ça pèse beaucoup sur mes épaules. Ça pèse sur mon corps lourd, trop lourd qui refuse de se délester des kilos en trop car je fais un blocage dans ma tête. Pourtant mon médecin généraliste me dit qu'il est facile de perdre du poids et c'est parce que je manque de volonté.
Du coup mon corps souffre dans tous les sens du terme et cette souffrance morale s'accompagne d'une souffrance physique que je n'arrive pas à déterminer exactement. Les côtes qui font mal, l'estomac en vrac, le mal de dos qui pourrait faire penser à un problème cardiaque sauf que non, les bras moins alertes,les jambes en souffrance même au repos.
Tout ce mal qui ronge et cette colère qui grandit car je n'y arrive plus. Je ne vis pas, je survis depuis des décennies comme m'a dit une fois une personne pratiquant la médecine chinoise et que je consultais.
Je me suis pris cette réalité dans la figure mais elle est juste.
Je survis...
Je m'adresse à vous car j'ai besoin de parler, de me confier...à défaut de pouvoir le faire avec quelqu'un de mon entourage.
Je suis passée par des hauts et des bas depuis quelques années maintenant. J'arrive en général à me sortir des moments sombres de ma vie, notamment par rapport à l'aide morale de ma seule amie. Nous nous connaissons depuis longtemps maintenant.
Cependant, depuis quelques temps, je ne lui parle plus de certaines choses alors que je suis en dépression et que je passe par des phrases très compliquées.
Je suis dans cet état car j'ai vécu un harcèlement moral à mon travail qui m'a amené à être arrêtée durant quelques mois. Personne dans mon entourage personnel ne l'a su...Sauf mon amie et une ancienne collègue. J'ai un traitement pour mieux passer le cap. J'ai changé de lieu de travail pour échapper à la situation dans laquelle j'étais mal à cause de la quasi totalité de mes collègues (je tiens à préciser que je ne suis pas la seule à avoir subi un harcèlement moral qui a conduit à un départ) et de ma hiérarchie qui a préféré fermer les yeux pour éviter les problèmes avec ceux qui créaient les problèmes (ce n'est pas faute d'avoir tiré le système d'alarme plusieurs fois auprès de ma hiérarchie et de leur expliquer tout ce qui se passait).
Au niveau de mon nouveau poste, ça se passe bien mais je n'arrive plus à m'investir personnellement auprès de mes nouveaux collègues comme je l'aurai fait auparavant.
Je ne suis plus épanouie dans ma vie. Je suis vide, j'ai le regard triste, éteint, voire presque mort. Je ne ressemble plus à rien.
Ma seule amie refait sa vie et j'en suis ravie car elle le mérite plus que tout. C'est une femme en or.
Mais ces derniers temps je ne peux plus lui parler, je n'y arrive plus car elle m'a fait comprendre qu'il fallait regarder autour de soi et voir qu'il y a plus malheureux ailleurs. Donc que je ne devais plus me plaindre. Ça, je le sais.
Mais ça m'a fait mal. Je ne lui en ai rien dit. Depuis quelques temps, je fais aux yeux de tout le monde ce que je n'aime pas : je dissimule et je mens car les gens ne savent plus écouter, ont leurs propres problèmes et leurs propres vies. Donc leur rajouter mon fardeau de vie de merde ne serait pas "sympa" de ma part.
Je me renferme. Je pleurs la nuit tombée à l'abri des regards et quand tout le monde dort. Mais le mal est là et il ronge.
J'ai parlé de tout ça à mon médecin généraliste. Je lui ai demandé une ordonnance pour consulter un psy (dû à ce qui s'est passé à mon travail avant) pour éviter que ça me coûte un bras mais je ne trouve pas de psy qui ne soit pas en dépassement d'honoraire. J'ai des charges lourdes au mois. Lui m'a donné des adresses mais les médecins sont pris d'assaut et ne prennent plus de nouveaux patients.
Le moral est bas car je traîne des fardeaux anciens en plus de ce problème de harcèlement et ça pèse beaucoup sur mes épaules. Ça pèse sur mon corps lourd, trop lourd qui refuse de se délester des kilos en trop car je fais un blocage dans ma tête. Pourtant mon médecin généraliste me dit qu'il est facile de perdre du poids et c'est parce que je manque de volonté.
Du coup mon corps souffre dans tous les sens du terme et cette souffrance morale s'accompagne d'une souffrance physique que je n'arrive pas à déterminer exactement. Les côtes qui font mal, l'estomac en vrac, le mal de dos qui pourrait faire penser à un problème cardiaque sauf que non, les bras moins alertes,les jambes en souffrance même au repos.
Tout ce mal qui ronge et cette colère qui grandit car je n'y arrive plus. Je ne vis pas, je survis depuis des décennies comme m'a dit une fois une personne pratiquant la médecine chinoise et que je consultais.
Je me suis pris cette réalité dans la figure mais elle est juste.
Je survis...
Un coeur gros comme ça
