turtle777 a écrit :Il est 2h du mat. Je ne suis toujours pas endormie. Pourtant nous sommes vendredi, je suis fatiguée de ma semaine. Mon corps est épuisé à cause des nuits trop courtes à répétition. Mais mes petites cellules grises sont toujours en mouvement !!
Les somnifères ?? Ok, c'est efficace. Mais je crains l'accoutumance.
Est ce que quelqu'un connaitrait une méthode plus "naturelle" ? Je suis ouverte à tout : plantes, relaxation, techniques de respiration, etc ...
N'hésitez pas !!
merci
S'en sortir n'est pas uniquement une question de technique.
Voici l'insomnie telle que je l'ai vécue :
Boulot + beaucoup d'activités à coté (dont sport) + questions importantes sur mes actes et ma condition + excitants.
Excitants, c'est café le matin et peut etre en debut d'après midi, pour tenir, et clope pour une fausse relaxation.
C'est un cercle vicieux qui n'en finit pas.
A un moment, il y a une volonté que cela finisse, cela s'est passé ainsi : arret total des excitants, diminution des activités. Cela n'a pas arrangé, une vie plus saine m'amenait à me poser encore plus de questions car dans ces cas là , on se sent mieux et on aspire à plus de projets plus de choses bonnes, au moment de dormir, il y avait une sorte d'émulsion, d'envie de faire, et souvent un réveil trop tot (4 ou 5 h du mat sans pouvoir se rendormir). Donc la fatigue reprennait le dessus, avec a nouveau prendre des excitants pour tenir le matin. Les Somnifères ont été rapidement abandonné car créant un état chimiquement nauséeux et surtout ne réglant pas le réveil précoce ou le fait de ne pas s'endormir, puis rester complètement démoli au moment de se réveiller alors que le somnifère fait effet de façon retardée.
Il ne s'agit pas d'insomnie totale mais d'un lent et complet épuisement consécutif à des nuits de 4-5-6 h, jusqu'au moment ou ca donne envie de se cogner la tête dans les murs.
Une première solution qu'il vaut mieux mettre en place avant d'arriver à cet état : ARRET COMPLET DE TOUT ! aller voir le médecin et passer en arrêt maladie pour une ou deux semaines.
Durant ce temps, c'est vraiment un temps où l'on est en convalescence. Pas d'activités, rien, pas d'excitants, juste rester chez soi, réanranger son intérieur, prendre le temps de faire ce qu'on remet au lendemain, ranger, trier ses papiers etc etc.
A ce moment, le vrai travail est intérieur, quelques unes des raisons qui fait qu'on ne dort plus remontent à la surface. Il s'agit de faire la paix avec soi meme, voir ces problèmes de façon non conflictuelle mais les admettre réellement. En période d'insomnie, ces problèmes latents étaient soit cachés, soit ruminés sans trouver de solutions. On peut réaliser aussi qu'on est sensible à une agitation ou à un stress qui était du au milieu du travail. Pour mon cas, il était devenu évident qu'il fallait que je change de boulot, l'ambiance quotidienne s'était trop détériorée. On peut réaliser aussi qu'on a des problèmes et qu'on ne les affronte pas, et que le fait de remettre cela au lendemain génère une tension permanente.
Au sortir de cela, nette diminution des activités (ne pas chercher à être suractif ou s'en imposer trop), ayant pris un rythme différent, coucher de bonne heure, avec une demi-heure ou une heure de lecture/méditation avant de s'endormir, de lacher prise. Et bien sur toujours arret total des excitants.
Qui m'aime me suive, je m'aime donc je suis.